
A propos du Prix Djassa d'Or, notre confrère Le Diplomate, avait rencontré peu de temps avant l'événement, l’organisatrice de ce grand évènement dédié aux journalistes de tous les médias, Médine Kouyaté. Interview.
Interview: Medine Konaté, journaliste, DG Djassa d'Or
Le Diplomate: Présentez-vous à nos lecteurs et dites-nous, c’est quoi le Djassa d’Or?
Médine Magbè Konaté: Je m’appelle Médine Magbè Konaté. Je suis journaliste. En fait, le Djassa d’Or est la plus grande des distinctions des médias guinéens toutes catégories confondues. C’est un sacre qui récompense les meilleurs dans tous les domaines. C’est un sacre qui récompense l’excellence dans le milieu des médias guinéens. Le nom Djassa tire son origine d’une source intarissable qui se trouve à Kérouané. Et puisque nous journalistes, sommes à la recherche perpétuelle de l’information, notre équipe après analyse du travail de recherche et de discernement des journalistes a décidé de donner ce nom qui est l’expression d’une information recherchée à la source. C’est ce qui a motivé le choix de l’équipe Djassa multimédia communication. En fait, le journaliste dans le souci de donner une information
réelle et vérifiable va toujours à la source.
Bientôt la deuxième édition de Djassa d’Or, dites-nous quelle est la particularité de cette édition de 2012?
D’abord je voudrais signaler que le Djassa D’or que nous entendons pérenniser participe de la reconnaissance du mérite de l’excellence des hommes et des femmes de médias pendant qu’ils sont vivants. Parce qu’on a coutume de donner chez nous ici des prix à titre posthume à des gens. Et nous, pour rompre à tout cela, nous avons décidé d’organiser le Djassa d’or et donner des prix aux meilleurs pendant qu’ils sont vivants. C’est par exemple, le meilleur reporter télé ou meilleur journaliste. Nous avons on au total 20 prix. Donc, la particularité cette année, c’est qu’on a 20 prix par rapport à l’année dernière où il y avait que 16 prix et un prix d’honneur. Et ce prix d’honneur, on le remet soit à une personne physique soit à une société ou à des institutions qui ont participé à la formation des journalistes au cours de l’année.
A quel niveau êtes-vous dans les préparatifs?
Les préparatifs avancent à bon train. Je profite de l’occasion pour lancer un appel à tout le monde, aux sociétés, aux personnes physiques et aux médias. Je leur dit que le Djassa d’or n’est pas possible sans les médias. Puisqu’il n’ya pas de personnes mieux placées que nous pour faire notre promotion. Je crois que c’est le moment pour tous les journalistes, tous les organes de presse de vraiment s’impliquer dans l’organisation de la 2eme édition de Djassa d’Or. Ceci, pour que ce soit une réussite parfaite. Et aussi, je lance un appel au Président de la République et au gouvernement de M. Mohamed Saïd Fofana pour leur dire que le développement de la Guinée ne se fera pas sans les journalistes. C’est pour cela qu’on a besoin de l’apport du gouvernement parce qu’on ne peut pas donner un prix à quelqu’un sans qu’il ne soit accompagné d’un petit cadeau. C’est une façon d’encourager et de faire la promotion de l’excellence dans le travail et donner une force à d’autres qui sont actif. C’est vrai aujourd’hui, le problème de formation se pose à tous les niveaux et dans presque tous les organes de presse. Djassa d’Or veut donner cette chance à tout le monde. C’est donc une occasion pour donner des bourses aux meilleurs pour qu’ils aillent étudier à l’extérieur et nous revenir très performants pour mieux participer au développement de notre pays, la Guinée.
Votre mot de la fin?
Je dirai que nous travaillons pour la population. Le journaliste travaille pour la population. Comme on le dit souvent, nous mettons la population au parfum de l’actualité. Je pense que le Djassa d’or n’est pas possible aussi sans la population. Parce que nous avons une partie de nos jurys qui ne sont pas forcement des professionnels des medias. Donc, ils ont leurs mots à dire dans l’organisation du Djassa d’or. Par exemple, dans la catégorie du meilleur journal, on doit travailler avec les vendeurs de journaux mais aussi avec les lecteurs. Et cela se fera avec un comité de jury en tenant compte de la vente et des invendus pour savoir réellement si le journal peut être placé comme étant le premier de la place. Donc, c’est important. C’est une cérémonie qui ne peut se dérouler sans la population. C’est pourquoi je lance un appel à la population pour dire que leur participation est primordiale dans l’organisation de cette 2ème édition du Djassa d’or.
Réalisée par Bernadette Condé pour Le Diplomate




















