
Dans son intervention , le porte-parole de l’Organisation Guinéenne des Droits de l’Homme (OGDH), Abdoul Gadiri a également affirmé que le contexte électoral ne doit surtout pas freiner le travail de la justice dans le dossier du 28 septembre ou entraver le processus de réforme enclenché.
Sur la même lancée , Abdoul Gadiri a aussi indiqué qu’un consensus politique pour faire de la lutte contre l’impunité un objectif partagé par tous doit au contraire émerger pour que la Guinée puisse poursuivre sa route vers la construction d’un État de droit.
Quant à la présidente de l’association des victimes du 28 septembre, Asmaou Diallo a signalé qu’en moins d’une année, les juges d’instruction en charge de cette l’affaire ont pu poser des actes majeurs qui ont changé la physionomie du dossier. ‘’Six nouvelles personnes ont été inculpées au cours de l’année écoulée, dont l’ancien chef de la junte du CNDD, M. Moussa Dadis Camara, et son vice-président, M. Mamadouba Toto Camara. Tous deux sont désormais formellement mis en cause et comparaitront devant la justice. Nous nous acheminons désormais vers un procès, qui devra être crédible et satisfaisant pour l’ensemble des victimes’’, a-t-elle dit.
A noter que s’il reste encore des actes importants à poser, parmi lesquels l’audition de plusieurs témoins clés et l’arrestation de l’ancien aide de camp de Moussa Dadis Camara, Toumba Diakité, toujours en fuite, la plupart des éléments semblent désormais réunis pour qu’un procès puisse débuter dans les meilleurs délais.
Léon Kolié pour GCI
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