
Des pneus sont brulés sur la route le prince notamment à Hamdallaye (prince). Sur la T2 reliant Kipé, des groupes de jeunes, bouteilles d’essences en main s’activent pour brûler des pneus disposés au milieu de la route.
Trouver un véhicule relève du parcours de combattant. Les taxis sont rares pour ne pas dire inexistants. Les magasins sont tous fermés sur le long du parcours, de Koloma à Hamdallaye en passant par Taouya.
A « Gnaariwada » (Hamdallaye) on assiste à de véritables scènes de guérilla urbaine. Depuis la veille des jeunes sont dans la rue pour réclamer le courant. Ils y ont érigés des barricades, des jets de pierres en direction des forces de l’ordre fusent de tous les parts. Ceux-ci répliquent également par des pierres ou des tirs de sommation, des bombes lacrymogènes aux explosions assourdissantes sont balancées par les gendarmes. Les jeunes se replient dans les quartiers pour revenir plus déterminés que jamais à en découdre avec les forces de l’ordre.
Dans les échauffourées, deux jeunes sont grièvement blessés les deux atteints par des balles, l’un au ventre et l’autre à la jambe. Le jeune touché au ventre par le projectile est embarqué par les gendarmes malgré sa blessure. Après une vingtaine de minutes, il est débarqué puis abandonné par ceux-ci au bord de la route. Les manifestants viennent à son secours pour le transporter à l’hôpital. L’autre blessé est transporté à Jean Paul II pour des soins. Bref on se croirait à Gaza.
Sur la route de Taouya, des unités de gendarmes sont postés un peu partout de part et d’autre, aucun incident n’y est signalé pour l’heure. A Bambeto, le rond-point est quasi désert des unités de gendarmerie sont aux aguets se regardant en chien de faïence avec les groupes de jeunes attroupés aux bords de la route.
A Kaloum, Matam également des manifestations sont signalées. Sydia Toure a voulu forcer comme Dalein, la situation, mais il a été bloqué par les forces de l'ordre., alors qu'il voulait se rendre au siege de la commune. A Madina, les commerces sont restés fermés et le marché est presque désert. La circulation sur l’autoroute Fidel Castro est très fluide et disparate. Les commerçants assis ou en sentinelle devant leurs boutiques pour veiller au grain.
Sur la démarche à suivre pour la marche, les opposants ont prévu de rallier les cinq communes de la capitale pour protester contre l’insécurité et le chronogramme électoral. A Hamdallaye, une femme s’exaspére sur la situation actuelle du pays, en expliquant que ''les femmes souffrent et manquent de tout dans les marchés'', qu’il n’y a pas d’eau pas d’électricité et qu’elles en ont assez de cette situation.
Un autre s’est dit quant à lui fatigué de l’insécurité grandissante qui bat son plein dans le pays. De façon générale Conakry est demeuré fortement paralysée avec beaucoup d’activités au ralenti. Par contre à Kaloum, les banques et les marches ont ouvert et l’administration continue à fonctionner.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
2015 – GuineeConakry.Info




















