
Il a, depuis plus de trois mois, selon les informations recueillies sur le terrain, sommé les occupants et propriétaires des boutiques et magasins de déguerpir. Sinon… Tout va se passer ‘’normalement jusqu’à ce lundi 19 février 2008, quand il a été question de démolir la poissonnerie du marché en question.
Les mareyeuses, alors se sont mobilisées massivement, pour faire un bouclier humain devant les machines. Le conducteur n’avait alors autre choix que de faire attention pour ne pas causer des ‘’dégâts humains’’. Le groupe de femmes s’était montré particulièrement déterminé à mourir pour sauver le complexe frigorifique à elles offert, disent-elles, par le chef de l’Etat. Elles ont juré de ne jamais quitter les lieux où elles tirent le quotidien de leurs familles. Des cris, du tapage et même des quolibets à l’endroit des policiers et leurs émissaires. Elles ont déclaré être trompées par la présidente des mareyeuses de Guinée, Madame Yarie Briqui.
Loin de se laisser faire, les policiers communaux vont aller à l’assaut des femmes mareyeuses qu’ils vont disperser à coups de matraques. La pagaille va envahir tout le marché et environs. Les communaux réussiront tout de même à reprendre le contrôle des lieux. Le conducteur du bulldozer ne cherchait pas mieux pour faire son travail. Il va proprement dégager le coin!
Toutefois, les mareyeuses qui ne s’avouent pas vaincues comptent poursuivre l’affaire le plus loin que possible devant la justice. S’il faut, menacent-elles, elles iront jusqu’à rencontrer le premier magistrat du pays pour trancher ce dossier d’une extrême sensibilité.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















