
Cette marche, tout comme les précédentes manifestations, n’ayant pas été autorisée par le gouverneur de Conakry, l’opposition n’a pas voulu informer au préalable, le pouvoir. Amenant le gouvernorat de la ville de Conakry à tirer la sonnette d’alarme et à s’engager à maintenir pour les moyens légaux l’ordre républicain.
Pour que les droits des citoyens de circuler librement soient garantis. Et, sauf sur la route Le prince, les populations de la capitale ne semblent plus éprouver de crainte à se déplacer face à la menace de marche de l’opposition. C’est ainsi que dès l’aube, nombre de travailleurs se sont mis sur pied, pour éviter de tomber dans le piège des manifestants dits pacifiques. De sorte qu’avant 8 heures, ne se sentant point concernés par la marche de l’opposition, de nombreux habitants de l’axe sont sortis.
Les retardataires, ceux n’ont pu se tirer du lit avant le lever du soleil, ont emprunté l’autoroute Fidel Castro, où tout se passe comme dans les jours ordinaires. Seul hic, les rideaux métalliques des boutiques et magasins, notamment au centre des affaires de Madina, sont restés baissés. Mais, les ateliers et les écoles sont restés ouverts au niveau des cinq communes de la capitale, exceptées celles situées sur l’axe, où certains par prudence, ont préféré les leurs à la maison.
Kaloum, contrairement aux autres jours de manifs, a affiché plein. Les rues ont grouillé de monde avec les embouteillages habituels... tout a marché comme sur des roulettes. Même si les uns et les autres ont gardé les oreilles collées aux transistors, à l’écoute des nouvelles en provenance de la banlieue.
Au quartier Manquepas, vêtu d’un maillot de football de couleur verte, manche longue, le député uninominal de l’UFR, Baidy Aribot, se trouve confiné à la véranda de son duplex. Il se contente de donner des interviews aux radios privées qui l’appellent. Et lui, lancent des appels répétés à l’endroit de ses militants, sous le contrôle strict des policiers munis de gaz lacrymogènes, pour une sortie massive dans la rue. Mais, n’a rien donné. Non loin de là, sur le boulevard Telly Diallo, la militante de l’UFR, Amie Diop, qui s’est hasardée à sortir, a été vite neutralisée par des hommes en tenue.
Pivi BILIVOGUI pour GCI
2015-GuineeConakry.Info




















