
Ce qui fait sortir les Nigériens dans les rues ce 17 février, c’est la révolte contre l’abjecte agression dont le pays est victime depuis peu, avec quelques complicités internes pour phagocyter les efforts des uns et des autres. Plus de 200 personnes sont arrêtées et seront jugées conséquemment.
Mais avant l’armée nigérienne a fait preuve de vaillance en ripostant avec témérité à l’attaque le 6 février dernier des rebelles djihadistes de Boko Haram. Quelques deux cents miliciens de Boko seront tués contre sept dans les rangs des forces nationales nigériennes. L'immense manifestation de ce mardi a donc aussi pour but de ravigoter les soldats pour amplifier leur fureur combative.
En criant ‘’Maudit soit Boko Haram’’, les manifestants nigériens renvoient aux agresseurs l’image rhétorique de son patronyme qui maudit à tout bout de champ l’occident, dont il dénonce les valeurs culturelles comme des péchés contre la conscience islamique. ‘’Nous serons tous unis contre Boko Haram pour sauver notre pays’’, pouvait-on lire sur certaines pancartes !
Les dizaines de milliers de jeunes, de vieux, de femmes et d’hommes qui ont choisi les artères de Niamey, ont voulu dire à la face du monde que le Niger est désormais en guerre ouverte contre Boko Haram; et que rien n’arrêtera plus jamais la volonté du peuple de bouter la pieuvre terroriste du continent africain. En solidarité avec tous les pays victimes des attaques, tueries et autres crimes de Boko Haram, les Nigériens voudraient par leur geste politique dire aux autres pays non encore atteints du continent : « Attention, cela pourrait vous arriver aussi ! Alors debout comme nous !»
Maria de BABIA pour GCI
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