

Il faut en effet rappeler que ce sont ces deux leaders politiques qui avaient, au travers d’une lettre commune, demandé que le CNT s’intéresse de près, entre autres, à l’ensemble des scandales économiques mis à jour par la presse. L'on pourrait dire que leur vœu est en passe d’être exaucé. En effet, à l’issue de la plénière qu’il tenait ce jeudi, le Conseil national de la Transition (CNT) a décidé par la voie du vote de convoquer les deux ministres cités dans les deux affaires à venir répondre publiquement aux préoccupations de l’organe transitoire..
Avant le vote, deux camps s’étaient constitués. Le premier voulant qu’on se limite à la rédaction d’un questionnaire qui serait adressé aux deux ministres afin qu’ils y apportent toutes les réponses requises. Le second-celui dont la proposition se sera révélée majoritaire, souhaitait par contre que les deux ministres se soumettent à une explication publique, par le biais d’une batterie de questions. Cette seconde option l’ayant emporté, une lettre sera adressée au premier ministre, afin qu’il libère les membres du gouvernement sollicités.
Cette convocation pourrait être effective en dépit du communiqué conjoint que les deux ministres ont produit aujourd’hui même à propos de l’affaire des 25 millions de dollars. Mais aussi malgré la procédure judiciaire qui est en cours dans le cadre de la tentative de détournement des 13 milliards de GNF.
L'opinion publique trépigne déjà d'impatience. En filigrane, elle se demande si Alpha Condé acceptera de livrer deux de ses collaborateurs en pâture aux griffes acérées d'un CNT, lui-même en difficulté de reconnaissance, beaucoup le trouvant ou laxiste ou dépassé.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















