
Si ce n’est pas une précipitation, la visite de Jean-Yves Le Drian y ressemble vraiment. En proclamant avec autant d’enthousiasme la volonté française d’etre plus qu’hier aux cotes des Maliens et de la Minusma, la Mission des Nations unies au Mali, pour accompagner le processus de manière efficace, la France cache mal sa détermination a ne point perdre les avantages de cet accord et mieux y trouve l’opportunité ‘’méritoire’’ de consolider son influence à travers l’opération Barkhane et prendre date pour l’avenir.
La France s’est battue aux cotés des Maliens
La France a l’ambition légitime d’entrainer avec elle l’Union européenne et une bonne partie de la communauté internationale, pour conduire à bon port le protocole d’accord, afin qu’il favorise le développement des zones du Nord jusque-là oubliées par les politiques et autres gouvernants.
Mais avant ou pendant pour parler juste, la question sécuritaire devra être surveillée de près, avec les soldats de l’ONU et les Français de Barkhane, pour qu’aucune velléité contestataire, venant même de rebelles isolés et désespérés par la tournure des événements, ne viennent troubler le cours des choses. La France qui s’est battue aux côtés des Maliens et des troupes africaines, aux moments les plus durs de la rébellion du Nord, n’acceptera point qu’un autre vienne lui voler ce qui est aussi ‘’sa victoire’’. Elle devra faire partie des moissonneurs, le moment venu. Et ce ne sera que juste retour…
Féliciter, conseiller, rassurer
Arrivé donc hier à Bamako, le ministre Le Drian, va rencontrer le président Ibrahim Boubacar Keita, pour le féliciter, le conseiller et le rassurer sur l’indéfectible résolution de la France d’être toujours aux côtés du Mali, en temps de guerre comme en tant de paix, pour l’aider dans son développement. Une introduction intelligente aux questions économiques qui vont bientôt remonter à la surface des discussions. Les bons comptes faisant les bons amis…
Maria de BABIA pour GCI
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