
La mort des otages français dans des conditions extrêmement douloureuses avait ému le monde et provoqué une vague d’empathie extraordinaire. La traque des assassins était devenue dès lors, un devoir moral que la France se devait d’accomplir. Sans s’en réjouir, la direction de France Médias Monde, dont RFI est une ‘’filiale, tout en prenant acte de la situation présente, a souhaité ardemment que «l’enquête judiciaire en cours sur l’assassinat de Ghislaine Dupont et Claude Verlon permette d’éclaircir totalement les circonstances du drame.»
Ainsi, la France se ''venge'' dans le sang, avec cette liquidation concomitante d’Abdelkrim al-Targui, le chef de la katiba al-Ansar qui se targuaient constamment d’être les présumés exécuteurs des français au Sahel. C’est pourquoi les autorités françaises ont certainement tenu à, rapidement, informer de la disparition de ces quatre terroristes. Vraisemblablement Abdelkrim al-Targui et Ibrahim Ag Inawalen et leurs ‘’body guards’’. En 2012, ces deux djihadistes avaient semé la terreur à Gao et à Aguelhok.
Leurs morts viennent confirmer que la France républicaine n’oublient jamais ses morts et qu’elle traque toujours les auteurs des crimes jusqu’à la fin des fins. Certes, on ne remplace jamais les victimes de telles atrocités, mais punir les criminels apporte à l’esprit humain, une sorte de soulagement ineffable. Et montre à la terre entière que le mal ne paie jamais.
Maria de BABIA pour GCI
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