
Dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 juin, le camp militaire de cette petite bourgade a connu des moments très agitées avec des fusillades qui ont entrainé la mort du gendarme Bassiaka Koné et blessé gravement deux autres soldats, actuellement évacués sur Sikasso. Une attaque armée violente, construite sur les trois stratégies des rebelles : l’auto, la moto et le pied. Ils ont opéré ici en combinant ces trois approches de guérilla, pour rapidement neutraliser le camp, par effet de surprise et par la force du canon.
Malgré la volonté de résister des gendarmes maliens, les agresseurs se rendront maîtres des lieux et planteront fièrement leur célèbre drapeau noir d’Ansar Eddine, pour marquer leur ‘’nouvelle conquête’’. Selon certains témoins, ils devraient être une trentaine et seraient probablement venus du côté de la frontière ivoirienne, distante seulement de 20 kilomètres de Misseni.
Face à ce nouvel affront, les autorités militaires maliennes ont promptement réagi, en déployant dans la zone des troupes venues de Sikasso, chef-lieu de la région, pour épauler vigoureusement les gendarmes du camp attaqué. A propos, le Ministre de la Défense et des anciens combattants a publié un communiqué pour informer ‘’l’opinion nationale et internationale que tôt ce matin du mercredi 10 juin 2015 les postes militaires et de sécurité de Misséni, cercle de Kadiolo, ont été attaqués à l’arme automatique par des hommes armés non encore identifiés’’
Le communique précise que les assaillants ont attaqué simultanément les différents postes en scandant « Allahou Akbar ! ». Outre le gendarme tue et les deux blessés, des dégâts matériels importants sont à signaler.
Cette attaque qui survient au moment où les rebelles de la CMA promettent de signer l’accord de paix, le 20 juin prochain à Bamako, relance sérieusement la question de la crédibilité des protagonistes du nord pour une véritable sortie de crise au Mali.
Maria de BABIA pour GCI
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