
Le préalable est surtout de rencontrer encore les autorités maliennes, certainement pour quelques concessions. Parapher c’est un premier pied mis à l’étrier, même si ce pas n’est pas encore suffisant.
La CMA voudrait encore d’autres garanties pour soutenir d’une manière ou d’une autre sa volonté d’autonomie et son besoin vital de ne point se laisser surprendre, la question du cessez-le-feu n’ayant pas été totalement épuisée. Mais pour ne point continuer à paraitre aux yeux de la communauté comme la partie refusant l’accord issu des négociations d’Alger, la CMA joue de la souplesse et de la sagesse pour se donner une chance porteuse d’une certaine crédibilité.
En tout cas, le médiateur Ramtane Lamamra, souhaite que la CMA ne rate évidemment pas cette main tendue de l’histoire. Et les rebelles qui espèrent avec ce paraphe, se donner un temps pour de nouvelles négociations et de nouvelles concessions, seront-ils du rendez-vous de Bamako, ce vendredi 15 mai, pour la signature du fameux accord ? Rien n’est moins sûr.
Les médiateurs internationaux veulent bien croire à un sursaut de lucidité de la part de la CMA, le gouvernement malien, toujours intransigeant sur l’intégrité de territoire national, pense avoir accédé fondamentalement a tout ce qui était politiquement et juridiquement possible, c’est pourquoi, il attend avec sérénité que ‘’les frères de la CMA rentrent à la maison commune’’. Le geste d’hier va dans la bonne direction, il ne faut pas s’arrêter en si bon chemin.
Maria de BABIA pour GCI
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