LYCEENNES NIGERIANES : Américains, Anglais, Français et Chinois, au secours

L’enlèvement des deux centaines lycéennes nigérianes continue à mobiliser la communauté internationale. Américains, Anglais, Français et Chinois proposent tour à tour ou simultanément leurs offres de participation à la recherche active des otages de Boko Haram. Tout en déclarant : «Nous ne savons vraiment pas où elles se trouvent », le département d'Etat, reconnaît cependant qu’il travaille « avec les Nigérians pour les aider à localiser les lycéennes.» Parallèlement, on apprend que des drones Global Hawk et des avions MC-12 opèrent déjà sur le terrain et ont déjà couvert quelques 60.000 km2, mais que les états-majors américains hésitent encore à transmettre les renseignements recueillis à la partie nigériane, de peur qu’ils ne tombent entre des mains ennemies !

’Les appareils de renseignement, de reconnaissance et de surveillance sans pilotes et avec pilotes" appuyés de spécialistes du département américain de la Justice, de membres du FBI et d'experts britanniques,  dont le Pentagone lui-même a reconnu le déploiement sur le terrain, prouvent bien que les politiques et militaires américains sont véritablement engagés dans la traque des terroristes de Boko Haram. Ces moyens logistiques sophistiqués envoyés pour survoler et surveiller l’ensemble de la zone d’opération des islamistes, et certainement au-delà, pourraient rapidement permettre de cerner voire, d’encercler les hommes d’Aboubakar Shekau. 

Mais, il faudrait savoir négocier sur terre aussi, à l’image des autorités nigérianes qui viennent de changer de stratégie, en disant être prêtes au dialogue avec les ravisseurs, tout en refusant tout échange de prisonniers. Une approche qui a l’avantage de pouvoir faire baisser la garde aux fous d’Allah et donner plus de chance de survie aux centaines de lycéennes prises dans les griffes d’excités ‘’sans foi ni loi’’.

Les discussions sur un accord relatif aux procédures de partage de renseignements avec les responsables nigérians, ne devraient pas traîner, pour permettre une action concertée rapide. Car pour que l’opération planétaire « Bring back our girls » ou « Ramenez nos filles » réussisse sans bavure, il faudrait agir vite et bien. Surtout ne rien précipiter pour ne pas exposer encore plus la vie des lycéennes victimes, sur lesquelles les enragés de Boko Haram pourraient se retourner en cas de traque.

C’est pourquoi, il faut aussi espérer que le ‘’ Sommet de Paris pour la sécurité au Nigéria’’,  convoqué par le président François Hollande à Paris, pour le 17 mai prochain; et qui  réunira à l'Elysée, les chefs d'Etat du Bénin, du Cameroun, du Niger, du Nigéria, du Tchad et des représentants de l'Union européenne, du Royaume-Uni et des Etats-Unis d’Amérique, ne soit pas qu’un show politico-médiatique, mais un rendez-vous décisif. C'est-à-dire celui qui devra aussi se pencher sur les questions de précarité qui constituent le terreau sur lequel poussent les folies criminelles de Boko Haram. 

Même s’il faut regretter l’inertie de l’Union africaine, qui aurait dû prendre une telle initiative, pour l’honneur et le bonheur du continent. 

Maria de Babia pour GuineeConakry.info

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