
Cette annonce redonne du sourire aux autorités françaises qui, il faut le rappeler, semblaient bien esseulées dans la crise centrafricaine. Ne voulant surtout pas accroitre ses troupes au-delà des 2000 soldats qui composent l’opération Sangaris, la France accueille l’éventualité du déploiement des casques bleus comme un soulagement. Du côté des autorités de la RCA aussi, on n’est pas non plus mécontent du discours du secrétaire général des Nations unies. D’autant plus que les prévisions de Ban Ki-moon sont légèrement au-dessus des 10.000 hommes que la présidente Catherine Samba Panza sollicitait.
Deux étapes essentielles pour les casques bleus
Selon le rapport dont s’est inspiré le diplomate coréen, l’ONU pourrait fournir jusqu’à 11.820 hommes dont 10.000 soldats et 1820 policiers. Le mode de déploiement devrait, selon lui, être par étape. Dans un premier temps, le contingent des casques bleus s’y rendrait pour aider à la protection des civils, en participant au processus de consolidation de l’accalmie qui a déjà commencé. Durant cette première étape, on aura surtout besoin des militaires. Ensuite, lors de la seconde phase, les troupes onusiennes s’attèleront au soutien du processus politique. En gros, lors de cette seconde phase, l’ONU veillera à créer les conditions devant concourir à la tenue effective des élections présidentielles. Là, ce sont les policiers dont aura le plus besoin.
La France ne veut pas rêver debout
On peut imaginer que si les experts onusiens ont poussé les choses jusqu’à cette ébauche de planification, c’est que le déploiement a de fortes chances de se concrétiser. Pour autant, la France, relativement échaudée par le retard dans le déploiement des troupes européennes, se garde encore de tout triomphalisme. Surtout que dans le rapport en question, il n’est nulle part question de délai. Les plus optimistes ne tablent déjà que sur les mois de septembre et d’octobre prochains.
C’est dire que la France doit encore retrousser les manches. Surtout quand on sait que la question du financement de cette mission onusienne n’est pas une moindre affaire.
Boubacar Sanso Barry pour GuineeConakry.info




















