
Comme dans un sursaut d’amour propre inespéré, la bonne nouvelle est tombée ce mardi 19 janvier, annonçant, enfin, la formation d’un gouvernement unique de 32 membres, pour diriger le pays et négocier en toute souveraineté avec la communauté internationale.
Un aboutissement heureux après de longs mois d’errements politiques, avec un pays divisé, déchiré entre deux parlements, avec deux capitales, livré aux fantasmes politico-économiques des rebelles de tous bords. Entre Bernardino Léon et Martin Kobler, l’ONU a désespérément lutté pour faire entendre raison aux uns et autres.
Les députés de Tobrouk et de Tripoli s’ignorant magistralement, le cul de sac devenait la terrible alternative du dialogue inter-libyen et l’enjeu majeur des sempiternelles négociations. Le gouvernement que va présider Fayez el-Sarraj, à la tête du Conseil présidentiel, devra trouver les ressources humaines pour ‘’rapiécer’’ un pays en déliquescence dont le potentiel économique demeure son point fort, si la paix et l’unité nationale devient les armes principales du développement.
Mais avant, les accords de Skhirat seront phagocytés par les égoïsmes des factions armées, menacés et sabotés par tous ces groupuscules de trafiquants invétérés, ces miliciens sont prêts à s’opposer par tous les moyens au général Khalifa Haftar, et à tous ceux qu’ils ne reconnaissent point comme leurs maîtres à penser. En fait, bien souvent ils n’ont d’autres dieux que l’argent et les évocations islamiques ne sont que pur blasphème.
Le nouveau gouvernement pour prendre les rênes du pays, devra aplanir les extrémismes des uns et des autres, s'armer de prudence et de patience, et retenir que pour s'installer à Tripoli, ce n'est pas demain la veille !




















