
Si Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement français et le président François Hollande, sont rapidement montés en première ligne pour confirmer l’information et regretter l’accident, c’est pour mieux rassurer les Français et stopper net les rumeurs qui gonflaient démesurément sur la nature et l’origine de l’accident.
Le crash de l'hélicoptère libyen, au caractère clandestin et mystérieux à la fois, donne lieu à moult supputations. L’engin, probablement un mi-35 de fabrication russe, aurait vraisemblablement aurait été abattu, aux environs de Benghazi, il y a plus de trois jours, par de présumés djihadistes, opérant avec des missiles portables sol-air à al-Makroun. L‘hélico aurait-il été victime de la milice Saraya de Benghazi ? Cette brigade opposée aux forces nationalistes, qui a par ailleurs déclaré avoir détruit en plein vol un hélicoptère appartenant aux loyalistes.
La Libye méditerranéenne dont la proximité géographique est un constant souci pour la France, vient troubler encore fois la vigilance des services secrets tricolores. Surtout depuis que l’Etat islamique y opère à ciel ouvert. Il s’agit avant tout pour les autorités françaises d’une question de sécurité nationale, appendice direct de tous les événements douloureux que le pays connait depuis novembre dernier, avec tous les attentats terroristes commis sur son sol.
La DGSE a ainsi la lourde responsabilité de fouiner partout pour récolter les renseignements indispensables à ses actions de prévention et de protection de la nation. Au risque assumé de …la vie de ses hommes. Au nom de la patrie.
Maria de BABIA pour GCI
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