LIBERTE D'EXPRESSION: Le CNC entre liberté et responsabilité

Depuis la publication de la décision n° 014/SP/CNC/08/2009 en date du 31 août 2009, le Conseil National de la communication est l'objet de toutes les critiques, fondées ou non, de la part des médias, mais surtout de la part des radios privées. Et pourtant, ladite décision concerne bien tous les radiodiffuseurs de Guinée, publics ou privés. Rappel...

Voici ce texte: «Le Conseil National de la Communication décide:   

Article 1er: De l'interdiction d'évoquer, jusqu'à nouvel ordre, des sujets politiques dans tout type d'émissions interactives et ce, dans toutes les langues. 


Article 2: La présente décision qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.
Le Président, Jean Raymond SOUMAH »
Aussitôt, les membres de l'Union des Radiodiffusions et Télévisions Libres de Guinée, se réunissent le 1er Septembre 2009 en assemblée générale extraordinaire pour  exprimer ''leurs vives préoccupations et leurs inquiétudes face à cette décision unilatérale du Conseil National de la Communication''. Et menace: ''En tout état de cause, l'Union se réserve le droit de saisir la Cour Suprême aux fins d'annulation de la décision du CNC. Le président du CNC monte au créneau dans les médias et s'explique concrètement: ''Il ne ne s'agit pas d'une quelconque privation de liberté. Il s'agit aussi pour les médias de savoir respecter la liberté des citoyens.''Au reporter de GuineeConakry.info M. jean Raymond Soumah: ''Journaliste de mon état, ce n'est pas moi qui vais étrangler la presse. Cependant, chacun sait dans notre métier que l'exercice de la liberté rime avec le sens des responsabilités.''En effet, si l'on peut regretter cette suspension provisoire des émissions interactives, il faut avoir la sincérité de reconnaitre que les appels téléphoniques dans certaines émissions étaient assortis d'injures et de jugements de valeur qui allaient dans tous les sens. Aussi bien ceux qui condamnent le CNDD, ceux qui soutiennent les forces vives ou autres, le verbe dérapait bien souvent. Les propos incendiaires répondaient aux propos incendiaires. A si méprendre les uns et les autres feraient du ''bis repetita...de la Radio Mille Collines'' .Voilà pourquoi le Conseil National de la Communication a décidé par son acte de tempérer les uns et les autres, les zélés et les démagos des deux camps. Car, nulle part au monde on ne peut tout dire sur les antennes, surtout quand ces propos sont de nature à troubller l'ordre public, inciter à l'injure, à la haine.La décision du CNC a le mérite du rappel à l'ordre. Les différents responsables des stations de radio publiques ou privées et le CNC ont tout intéret à dialoguer pour sortir de cette impasse que la jeunesse de la liberté de presse en Guinée, justifie objectivement. Mais il faut sortir du tunnel.Dany Curtis pour GuineeConakry.info

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