
Cet important travail a été rendu possible, sous la supervision de M. Sirima Kouyaté, magistrat-traditionnaliste et membre de la famille gardienne du balafon, le ‘’Sossobala’’, à Niagassola en Haute-Guinée.
Cette inspiration du griot Damissa Sékou Diabaté à travers ce livre qui a été d’une grande importance pour l’humanité, notamment, pour avoir été un soubassement dans la projection de la démocratie, s’est passée au cours d’une cérémonie, ce mercredi 11 avril 2012, dans la salle des spectacles de l’espace culturel Sory Kandia Kouyaté.
Riche de 162 pages et vendu à l’international à 15,50 euros, l’ouvrage ‘’La charte de Kurukan fuga’’, est subdivisée en quatre grandes parties : Entre guerre et paix : de la chute du Ghana à l’émergence du Mali par l’écrivain Djibril Tamsir Niane ; La charte de Kurukan fuga : texte maninka et traduction par l’institut de recherche de linguistique appliquée ; Conférence de Bamako autour de la charte de Kurukan fuga ; et l’Après conférence de Bamako.
Introduit par le Maître de la cérémonie, M. Tabassi Baro, au cours de la cérémonie qui a été tout aussi riche musicalement qu’en enseignements de la vie sociale, le grand poète et conteur de la circonstance, Damissa Sékou Diabaté, accompagné par un soutien musical classique de l’ensemble instrumental, dirigé par le maestro Kémo Condé, a émerveillé et tenu en haleine le public acquis à sa cause.
Ainsi, l’un après l’autre, avant de terminer par le morceau dédié à la charte de ‘’Kurukan fuga’’, des poèmes rendant hommage aux différents héros de la Guinée ont été clamés par le griot Diabaté. Ce sont ‘’Dinah Salifou’’, ‘’Alpha yaya Diallo’’, ‘’Almamy Samory Touré’’, et ‘’Toungna’’ qui signifie littéralement ‘’vérité’’ en langue malinké.
Pour sa part, au cours de sa brève intervention, le directeur des éditions Harmattan-Guinée, M. Sansy Kaba Diakité, a au nom de sa structure, dit qu’il était « content des messages véhiculés au cours de cette cérémonie ». Avant de promettre que prochainement, qu’il en sera de même pour « les autres ». Et que « des traditionnalistes de la Basse côte, du Fouta ou de la Forêt passeront » aussi pour déclamer « des contes ou le contenu d’un ouvrage qui parle de leur histoire ».
La cérémonie quant à elle, s’est terminée sur une dose de sonorité musicale au rythme mandingue, sous la présidence de la première dame de la République, Mme Condé Hadja Djènè Kaba, en compagnie de l’épouse du père de l’indépendance guinéenne, Hadja André Touré.
Lamine Camara pour Guineeconakry.info




















