
Les abysses financiers dans lesquelles le pays est plongé, s’approfondissent en effet tous les jours sous les actions conjuguées des fossoyeurs de l’économie nationale.
En portant plainte auprès de la Haute cour de justice contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, le BIPREM l’accuse d’être ‘’responsable des scandales de corruption et la mauvaise gouvernance que le pays a connus depuis 2013’’. Rien de moins !
Certes, certains courtisans croient à une farce, une manière d’occuper la médiasphère malienne avec cette sombre affaire dont les principaux elements courent les rues depuis longtemps. En effet, qui n’a jamais entendu parler au Mali de ‘’la diminution indue du budget des Forces armées et de défense de 281 milliards en 2015 à 213 milliards en 2016 ainsi que l’augmentation « incongrue » du budget de la présidence de la République de 9,3 milliards en 2014( c’était 14,6 milliards en 2015) à 19,3 milliards en 2016’’.
Ou encore de l’achat de l’avion présidentiel et des équipements militaires a plus de de 28 milliards de francs CFA, de l’affaire des 1000 tracteurs obtenus à prix d’or, etc. Toutes choses qui révoltent la conscience du BIPREM qui a décidé déposer des cahiers un peu partout la semaine prochaine, pour que toutes les communes de Bamako apposent leurs signatures au bas d’une pétition dénonçant toutes ces forfaitures financières, et appelant au soutien populaire.
Cette initiative audacieuse pourra-t-elle prospérer sans coup férir pour le grand bonheur de la démocratie malienne… Ou sera-t-elle tout simplement beaucoup de bruit pour rien ? Difficile d’être affirmatif ou négatif dans les deux cas, tant les enjeux sont grands sur la crédibilité du BIPREM ou du président IBK lui-même, qui a fait tant rêver sur ses capacités de probité.
(*) Mamaya : danse traditionnelle mandingue.
Maria de BABIA pour GCI
2016 GuineeConakry.Info




















