
C’est tout d’abord le premier ministre en personne qui a fait allusion à cette absence. Regrettant la décision ayant débouché sur le retrait des députés de l’opposition, Mohamed Saïd Fofana, en guise de conclusion à son discours jugé long, a sollicité de leur part qu’ils reviennent dans l’enceinte du parlement. Et pour se montrer persuasif, il leur a assuré que son gouvernement est enfin prêt (décidément ce n’était pas encore le cas !) à prendre langue avec eux. Selon lui, les discussions peuvent se tenir aussi bien au parlement que dans le cadre d’une autre instance. Cellou Dalein, Sidya Touré et les autres apprécieront !
Des députés dépités
La question a également été évoquée lors des débats qui ont suivi le discours du premier ministre. Aussi surprenant que cela puisse l’être, la mouvance présidentielle a elle-même, réclamé le dialogue en question. C’est ainsi que le député Amara Damaro Camara, président de cette mouvance, a clairement souhaité la mise en place d’un cadre de dialogue. Cependant, lui aussi pense que la concertation en question peut se tenir aussi bien dans l’enceinte du parlement que dans le cadre d’une structure à mettre en place.
L’intervention de Holomou Koni Kourouma, de l’UGDD est allée dans le même sens. Plus direct et plus percutant a été le député de l’UPG, Sinata Christian Touré. Selon lui, le chef du gouvernement profite « de l'absence de l'opposition pour se présenter à l'Assemblée. Sinon, il y a longtemps que nous avons demandé qu'il vienne décliner la politique générale du gouvernement ».
Un rendez-vous sine die
Face à toutes ces recommandations, le premier ministre a simplement indiqué que son gouvernement était prêt à rouvrir le dialogue. Mais pour des réponses plus précises aux questions portant aussi bien sur le dialogue politique que par rapport à d’autres sujets d’intérêt national, rendez-vous est pris ‘’prochainement’’.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















