
Depuis quatre ans qu’il est à La Haye, pour quatre chefs de crimes contre l’humanité, l’ancien maître de la Côte d’Ivoire se débat pour retrouver d’une manière régulière sa liberté de mouvement, même de façon éphémère ! Cependant, il devra absolument attendre son procès planifié pour le 10 novembre prochain.
Inextinguible ambition
Cette volonté de ‘’sortir’’ coûte que coûte de l’antre de la CPI, tandis que la Côte d’Ivoire se prépare à de nouvelles élections présidentielles, a quelque chose de troublant. En effet le lien est vite fait entre cette attitude et l’ambition inextinguible du pouvoir du leader du Front Populaire Ivoirien, que la geôle ne semble pas avoir émoussée.
Alassane Ouattara qui a conscience plus que nul autre de cet état de fait, n’a aucun intérêt à voir Gbagbo ‘’dehors’’. Même s’il ne le dit pas. Alors, il ne faudra surtout pas compter sur lui pour un appui à une quelconque clémence judiciaire. La justice internationale s’occupera de Gbagbo et de son fils spirituel Blé Goudé, le 10 novembre prochain.
La libération ou la liberté
Les deux amis ont leurs sorts liés depuis que la CIP de les juger ensemble, parce qu’elle trouve que les accusations dont ils font l’objet se recoupent; leurs auditions communes pourraient éclairer certainement un peu plus sur la crise postélectorale et sur les dix ans de gouvernance Gbagbo.
Ce procès qui se tiendra pratiquement au lendemain de la présidentielle ivoirienne (25 octobre) aura un goût de revanche pour Ouattara, qui triomphera, à n’en pas douter du FPI et du PDCI qui se déchirent à la conquête du pouvoir.
La libération ou la liberté pour Gbagbo, ce n’est pas pour demain. Après demain, peut-être…
Maria de BABIA pour GCI
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