
Comme si la contrée était hantée par une galère qui n'ose dire son nom. Evidemment, en général, servir dans le pays profond en ces temps de précarité, est synonyme de mise en quarantaine, de l'avis de nombreux compatriotes.
Frustrés par le déficit d'enseignants en quantité et en qualité, et surtout par le boycott des cours, par les nouvelles recrues qui attendent depuis 2007, pour leur prise ne charge salariale, les élèves de l'unique lycée de Kouroussa sont descendus dans les rues le lundi,9 novembre dernier pour manifester leur colère.
Ce fut, cela mérite d'être noté, une des rares marches pacifiques que la ville ait connues au cours des dernières années. Les élèves du lycée Cabral se sont, en effet, abstenus de jets de projectiles et de tout autre acte de vandalisme.
Pour la reprise, ils exigent tout d'abord, le rétablissement de leurs enseignants dans leurs pleins droits et l'envoi d'autres enseignants qualifiés. Ce qui n'est pas acquis d'avance. Vu que les enseignants dont il s'agit ont juré par tous les dieux tutélaires de ne jamais reprendre le chemin des classes, tant que leurs salaires ne leur seront pas versés en intégralité, avec bien entendu, les rappels conséquents. En attendant le pont est vraiment coupé entre enseignants, parents et enfants.
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















