KIOSQUE: Silence coupable des institutions républicaines sur les mutineries des militaires et des policiers

La mutinerie qui avait éclaté au milieu du mis de juin 2008 entre les militaires et les unités de la police nationale, ayant enregistré d’une importante perte en vies humaines et des dégâts matériels incalculables, est considéré par les observateurs de la place comme une honte nationale.

Ce qui a été encore le plus surprenant dans cette bataille insensée est le silence coupable de nos institutions républicaines. Cette dénonciation commence tout d’abord par la cour suprême et ses ramifications en tant que baromètre de la justice. En effet, malgré, tout ce qui pouvait advenir, l’on a pensé que le Président de la cour suprême aurait levé au moins un petit doigt, pour envisager des sanctions juridiques individuelles ou collectives devant ce carnage.

 

Effectivement d’ailleurs, la mutinerie qui avait éclaté entre les militaires et les unités de police nationale, au milieu du mois de juin dernier, n’était en fait qu’une provocation. Et la bataille qui s’en est suivie est insensée. La cour suprême se devait la lourde et légitime responsabilité de non seulement dénoncer cette destruction massive, mais projeter des bases juridiques qui mettaient devant les barreaux, tous les acteurs présumés.

 

Si tout cela n’a été de rien, continuent les observateurs mais il se devait de revenir l’Assemblée Nationale d’intervenir rapidement par les voies légales qui lui sont reconnues, pour arrêter à temps, cette machine infernale d’une part. au besoin, c'est-à-dire en cas de désobéissance ou de refus d’obtempérer, de porter le problème à un niveau supérieur en l’occurrence chez le chef de l’Etat, le Président Lansana Conté, chef des forces armées, pour avoir la vérité qui a soustendu cette bagarre entre les militaires contre les unités de la police nationale dont le tort n’a été que de réclamer leur droit à qui de droit. Et si ces revendications ont pris une autre tournure, l’honorable Aboubacar Somparé, président de l’Assemblée Nationale et tous les députés de l’hémicycle aux quels on ne peut porter l’ombre d’aucun doute, ont passé à côté de l’entendement. Et c’est très dommage. Le conseil national Economique et social ainsi que la société civile, le patronat et les syndicats n’ont pas, eux-mêmes, été à la hauteur de la confiance, que la nation entière pouvait leur placée. M. Michel Kamano a beau être un parleur d’élyte, s’est complètement terré devant le cas et n’a pas droit à l’excuse du verdict populaire.

 

Ce qui est aujourd’hui essentiel et qui doit animer la conscience de tous, est que c’est la Guinée qui a reculé de milliers d’années, par rapport au respect qu’on se doit au respect des droits de l’homme.

Ou encore aux règles strictes des normes de démocratie qui stipulent que la grève ou les revendications pour un quelconque droit sont recommandées à chaque entité sociale, si elle en désire.

 

Comme le disent les adages de chez nous, ce qui est fait est fait. Mais il est intéressant de tirer les leçons à défaut de prendre des sanctions, afin de prévenir le futur. Le Ministre de la sécurité, le commissaire divisionnaire Mohamed Damba est à pied d’œuvre pour apaiser les unités de la police nationale. C’est déjà une très bonne chose. Les généraux Diarra Camara et Jacques Touré ont inscrit à leur tour, à l’ordre de leur programme, tous les efforts qu’il faudrait consentir, pour l’unicité des deux corps de l’armée ensemble. Cela est aussi un atoût.

 

Mais il est impératif que des efforts supplémentaires soient envisagés pour effacer le tort volontairement infligé aux policiers. Nul n’a besoin de mettre le feu à la poudre. Mais le mieux dans ce cas de figure est de créer un cadre de pardon que l’armée doit organiser, pour dire aux unités de la police nationale ‘’ que l’erreur est humaine’’.

Ce rôle peut être joué par les institutions républicaines du pays. Attendons de voir

 

Mohamed Sylla

Correspondant de r-kk à Conakry

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