
Partant de ce constat, une équipe de scientifiques de l'université de Reykjavik, en Finlande, a voulu approfondir les recherches sur le sujet. Ils ont ainsi sélectionné un panel de 2102 hommes âgés de 67 à 96 ans et leur ont posé quatre questions: Prenez-vous des médicaments pour dormir? Avez-vous des problèmes à vous endormir? Vous réveillez-vous pendant la nuit avec des difficultés à vous rendormir? Vous réveillez-vous tôt le matin avec des difficultés pour vous rendormir?
Une différence d'intensité avant tout
Par la suite, les chercheurs ont suivi les participants pendant 5 ans. Au tout début de l'enquête, aucun des 15% d'hommes inspectés ayant de graves ou très graves troubles du sommeil n'avait de cancer de la prostate; 5 ans plus tard, 6,4% d'entre eux étaient atteints.
Quant aux participants n'ayant pas fait état de problèmes de sommeil, ils sont moitié moins à avoir été touchés par un cancer de la prostate. Une différence de nombre mais une différence d'intensité avant tout: les cancers contractés par les hommes en manque de sommeil pouvaient être en moyenne trois fois plus graves que chez les hommes n'ayant aucune difficulté à dormir.
Lara Sigurdardóttir voit déjà dans ces données une solution éventuelle pour la médecine. "Si nos résultats sont confirmés par de plus amples études, le sommeil pourrait devenir une cible potentielle pour agir contre le cancer de la prostate", a-t-elle conclu.
Source: Le HuffPost | Par Matthieu Carlier




















