
« Le bio est ainsi placé du côté du sain, mais ce n’est pas le seul critère pour définir une alimentation saine. L’aliment de saison, ou celui qui vient de la région, celui qui entretient un lien de proximité entre le producteur et le consommateur peuvent aussi être valorisés et entrer dans la « bonne » catégorie. Chaque orthorexique trace ses frontières. L’un bannit tous les additifs, l’autre divise les corps gras entre saturés et non saturés, l’autre ne rejette le sucre que s’il est raffiné, etc. Toutes les nuances et variations sont possibles. » (1)
Que fait la police??
Ces « dangereux » individus qui font attention à ce qu'ils ont dans leur assiette, qui font du sport ou qui sautent un repas un lendemain de fête, ou qui achètent bio, inquiètent nos élites, qui se sentent le besoin d'intervenir.
Sur le site Journal des femmes, on pouvait lire le mardi 12 novembre un autre article alarmiste au sujet des orthorexiques:
« Les personnes souffrant d'orthorexie s’enferment dans un hypercontrôle alimentaire. Elles sélectionnent les aliments en fonction des bienfaits qu’ils peuvent apporter à l’organisme. »
« Ce qui est ingéré doit représenter un intérêt nutritionnel et être exempt de toute contamination. La provenance des aliments doit être connue et les vitamines préservées. » (2)
Ce comportement, selon la journaliste: « conduit les orthorexiques dans un enfermement qui les prive d’une bonne partie de leur vie sociale. Il est impossible d’envisager un repas chez des amis ou au restaurant. C’est une véritable souffrance. »
Rendez-vous compte! Vous commencez par essayer de manger sainement, et vous finissez dans un complet isolement social, victime d'une « véritable souffrance ».
Mais que font les psychiatres, la police?? CRS, sortez vos matraques et vos gaz lacrymogènes!
Vite, un médicament!
A moins qu'il ne s'agisse d'une nouvelle piste pour créer un médicament?
L'orthorexie a été décrite pour la première fois au début des années 2000 par un médecin américain, le Dr S. Bratman, comme « une obsession ou une fixation pathologique autour de la nourriture saine ».
Là où il y a « pathologie », il doit aussi exister un traitement, et un médicament.
Attendons-nous donc à ce que les Autorités de santé nous inventent bientôt un médicament contre l'envie de manger de la nourriture saine, remboursé par la Sécurité Sociale (le médicament, pas les bons aliments…).
A votre santé!
Jean-Marc Dupuis




















