
Conséquences, les médias publics, notamment la RTG, ont renoué avec le matraquage à outrance et le dirigisme absolu. Au point que le peu de fidèles auditeurs et de téléspectateurs de notre unique télé nationale seront de plus en plus tentés de zapper, à cause des dépassés, à l'heure d'internet.
Il est étonnant que ces éditorialistes et autres commentateurs ne comprennent pas qu'ils se trompent d'époque et de combat. Autres temps, autres mœurs. Vous semblez ignorer qu'à la faveur de la libéralisation des ondes, les Guinéens ont pris goût à l'information tout court et ont appris à réfléchir et à réagir librement. En témoigne leur participation aux nombreux débats que nous gratifient les radios privées libres. Sans oublier les nombreuses réactions dans les colonnes de la presse écrite privée indépendante depuis les années 90.
Monsieur le ministre,
Savez-vous qu'en reconstituant le pool des journaleux, directeurs de conscience, vous vous mettez au dos l'écrasante majorité du populo que vous avez pourtant juré de servir.
Aujourd'hui, plus d'un Guinéen estime que vous leur jetez de la poisse en pleine figure. Alors, le téléspectateur s'offre le droit absolu de zapper, pour suivre d'autres médias plus professionnels. Tel semble malheureusement le triste sort que vous réservez à notre Ertégé, où la propagande le dispute à la démagogie.
Espérant que vous n'allez pas persister dans l'erreur, veuillez agréer M. Ministre, l'expression des sentiments d'un citoyen préoccupé par le sort de nos médias publics.
Bachir Sylla, ‘'Le Lynx'' N°919 du 23 novembre 2009




















