
« L’épuisement des investissements et l’étouffement de la concurrence causés par ces transferts illicites minent le commerce et précarisent le tissu socioéconomique des communautés pauvres d’Afrique », souligne le document intitulé « Flux financiers illicites en provenance de l’Afrique: Ampleur et défis posés au développement ».
« En plus des entreprises locales, les principaux responsables de la falsification des prix sur le marché sont les multinationales en raison de leur forte présence et de leur influence au plan mondial, qui facilitent le transfert illicite de fonds », font remarquer les auteurs du document.
Selon les experts, l’Afrique a perdu environ 854 milliards de dollars dans ces flux financiers sur une période de 39 ans (1970-2008), soit en moyenne 22 milliards par an, comparés à la dette extérieure du continent et à l’aide publique au développement (APD) reçue au cours de la même période. Ils estiment ainsi qu’un tiers des pertes associées aux flux financiers illicites auraient suffi à couvrir totalement la dette extérieure du continent qui a atteint 279 milliards de dollars en 2008.
Force est de souligner que plus de 60% des sorties d’argent sont liées à seulement deux régions. Il s’agit de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique du Nord, avec respectivement 38% et 28%. L’Afrique australe, orientale et centrale, quant à elles, représentent environ 10% des flux financiers illicites en Afrique selon les données publiées.
(Avec Roland Amoussou) in http://www.africadiligence.com




















