
Une rotation brutale de la tête et du cou chez les humains ou les animaux peut en effet déchirer l'enveloppe de ces vaisseaux qui alimentent le cerveau en sang, et provoquer la formation de caillots responsables d'embolies ou d'attaques cérébrales.
Réservoirs de sang
Recourant à des angiographies et des scanners, ces chercheurs ont examiné l'anatomie de plusieurs dizaines de hiboux morts de cause naturelle et découvert plusieurs adaptations biologiques permettant cette rotation extrême. Tout d'abord la souplesse de son cou s'explique par le fait que le hibou possède quatorze vertèbres cervicales pour sept chez l'homme.
De plus, ses deux artères carotides se situent au centre du cou, et pas sur les côtés comme chez les humains et nombre d'animaux. Le diamètre des carotides des hiboux ne se rétrécit pas en traversant le cou, mais s'élargit même à la base de la tête, juste au-dessous de l'os de la mâchoire formant des réservoirs de sang qui aident à assurer le flux sanguin lors de rotations extrêmes de la tête.
En outre, les conduits osseux où se trouvent les artères vertébrales de ces oiseaux sont environ dix fois plus larges en diamètre, un espace qui se remplit d'air et forme une poche de protection. Or, chez les humains, ces canaux ont un diamètre très proche de celui des artères qu'ils contiennent. Enfin, les hiboux ont de petits vaisseaux reliant les artères carotides et vertébrales, un peu comme des dérivations qui permettent une circulation ininterrompue du sang dans le cerveau en cas de blocage dans l'une de ces artères.
Source: Le Point.fr - Publié le 14/02/2013 à 06:58




















