
La stratégie des assaillants a consisté à prendre d’assaut l’université par effet de surprise. «Les assaillants sont entrés de force dans l'université de Garissa en tirant sur les gardes surveillant le portail d'entrée vers 5 h 30» ensuite « ils ont ouvert le feu aveuglément à l'intérieur du campus » commente le chef de la police kényane Joseph Boinnet.
Les shebabs ont pris en otage la moitié des étudiants se trouvant dans le campus où ils étaient hébergés. Par ailleurs une cinquantaine d’étudiants ont été libérés par les miliciens et d’autres ont pu s’enfuir. Cette attaque a fait, selon le dernier bilan, 147 morts parmi les étudiants et plus de 60 blessés d’après les autorités kenyanes.
Du côté des assaillants, le bilan de 4 tués, pourrait aussi s’alourdir. Une opération de sauvetage a permis de libérer la plupart des étudiants retenus en otage. Les preneurs d’otages qui s’étaient retranchés dans l’un des quatre bâtiments du campus universitaire ont pu être débusqués par les forces kenyanes pour libérer le reste des otages.
Depuis l’engagement du Kenya en Somalie pour lutter contre les shebabs, ces derniers ont multiplié les attaques terroristes en territoire kenyan y compris dans la capitale Nairobi. Souvent prenant des allures de guerres confessionnelles (musulmans contre chrétiens), ces agressions ont aussi pour objectif de saper les bases de l’économie kenyane, en terrorisant et les populations et les touristes étrangers. Le tourisme, l’épine dorsale de l’économie de ce pays est la principale victime des descentes criminelles des shebabs.
En entendant l’un des preneurs d’otages lancer lors du début de l’assaut."Le Kenya est en guerre avec la Somalie ! Nos hommes sont encore à l'intérieur et se battent, leur mission est de tuer ceux qui sont contre les shebabs", l’on comprend encore mieux, la détermination de ces terroristes qui se disent religieux et patriotes à la fois, prêts au sacrifice suprême pour défendre leur vision du monde et de l’au-delà.
Les autorités de Nairobi que ces attaques viennent troubler, au moment où elles engageaient une solide campagne pour le retour des touristes qui permettent au Kenya d’engranger les importantes ressources nécessaires à son développement, ces autorités-là devront savoir ‘’séquencer’’ leur combat contre le déchainement islamo-terroriste. Ne pas confondre dans une juste rage, les causes et les effets de cette regrettable crise à répétition.
Maria de BABIA et Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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