
Cette commission était dirigée par le ministre de la pêche et de l’aquaculture, Moussa Condé TataVieux. Ce serait alors ce dernier qui aurait donné ledit montant à Kaba Condé, à l’intention des médias privés. Problème : les destinataires disent n’avoir pas vu la couleur de l’argent. Alors, il y a des supputations et le monde de la presse audiovisuelle bouillonne.
On se demande notamment comment se fait-il que ce soit Kaba Condé, directeur de la Radio nationale qui ait pu recevoir le montant, alors que les responsables des médias indépendants sont là et à portée de main ?
Par ailleurs, comment et pourquoi, Kaba Condé lui-même, aurait-il pu garder par devers lui cet argent, au point que les véritables destinataires en viennent à demander où il est passé ?
Comme on peut le constater, il y a trop de flou dans cette affaire. Mais le plus curieux, c’est le fait que même des confrères travaillant au sein de la RTG semblent désapprouver la pratique et l’attitude leur directeur. Ce qui laisse penser à une sorte de fronde venant de l’intérieur.
Que des employés dénoncent les agissements de leur chef, la RTG n’en est pas pionnière. Mas les temps changent. Ceci dit, il faut se demander quel l’objectif que l’on cherche à atteindre à distribuant cette somme aux journalistes ?
N’est-il question de les soudoyer pour les amener à faire des analyses et des commentaires biaisés ? Ne devrait-on pas laisser les patrons de presse se charger de la prise en charge de leurs personnels ? Si l’on veut aider la presse, ne faudrait-il pas mieux faciliter l’accès à l’information aux journalistes et leur conférer une certaine liberté d’expression ?
En tout cas, ce n’est pas particulièrement intelligent de vouloir profiter de la vulnérabilité économique dans laquelle végètent certains confrères pour tenter de se les mettre dans la poche. Mais ce n’est pas également dans la logique du changement que les Guinéens attendent et espèrent.
Que chacun se contente de faire le travail qui est le sien. Aux politiciens de poser les actes, aux journalistes d’émettre des jugements et des appréciations par rapport aux actes qui sont posés et aux propos qui sont tenus. Ainsi, chacun pose sa pierre pour le développement et le progrès du pays.
Maimouna Fofana pour GuineeConakry.info




















