
Pour le ministre de la justice, garde des seaux, le but de la rencontre visait à lever l’équivoque sur les interprétations diverses et les critiques dont son département fait l’objet dans la gestion de ces dossiers judicaires. La justice, selon lui, est entrain de faire son travail, contrairement à ce que font croire certaines personnes, notamment des politiques. Il a ensuite fait un compte rendu de la situation sur les dossiers judicaires qui sont au niveau de la justice et qui suivent une procédure judicaire.
D’entrée de jeu le ministre a annoncé la suspension de deux magistrats conseillers à la Cour suprême, pour une durée d’un mois. Motif invoqué, une faute lourde et de justifier « il faut qu’on sache que les magistrats ne sont pas au-dessus des lois ? Ceux qui enfreignent les règles de la profession, la loi s’applique sur eux sans complaisance. » a indiqué Cheick Sacko. Il n’en dira pas plus ni sur l’identité des deux magistrats suspendus ; pas plus sur le motif réel de leur suspension.
Ensuite, il va aborder la situation des interpelés et des incarcérés dans les prisons, en précisant que la plupart d’entre eux ont un lien avec les mouvements pré-électoraux : « mais quand des crimes sont commis, il faut les prendre comme tels, donc sur le cas des interpellés, j’ai donné des instructions fermes pour que des informations judiciaires soient ouvertes et que les faits d’infractions légères soient dissociés des faits criminels. En ce qui concerne les interpelés de Koundara qui sont détenus à Boké, ce sont des faits criminels qui leur sont reprochés. Une information judicaire a été ouverte et la procédure suit son cours et, actuellement, ils sont à la phase des auditons mais, les malades et les mineurs ont été libérés » informe le ministre.
A Mamou il y a trois catégories d’interpelés, qui font toujours suite aux mouvements pré-électoraux, la première catégorie d’interpelés a été opéré à Mamou, ville où 9 personnes ont été arrêtées, la seconde à Wouré Kaba, où 10 personnes ont été mises aux arrêts, et la troisième à Tamagali qui a conduit à l’arrestation de 8 personnes : « j’ai demandé leur mise en liberté sous contrôle judicaire puisque de façon générale, les cas à Mamou ne sont pas des faits de crimes » justifie le garde des sceaux.
A Nzérékoré ce sont des infractions de crimes qui ont été perpétrés, allant de coups et blessures volontaires aux incendies criminels, et 18 personnes ont été arrêtées dans ce cadre, y compris des mineurs qui ont été, quant à eux libérés.
A Siguiri c’est l’installation de la délégation spéciale qui a conduit à des échauffourées entre les militants d’un même parti, en l’occurrence le RPG, 6 personnes ont été arrêtées jugées et condamnées.
A Kintinian c’est un cas criminel, explique le ministre, puisque l’attaque des gendarmes a conduit à l’incendie de deux véhicules et 12 gendarmes ont été blessés.
A Beyla dans la région forestière, il y a aussi eu une bagarre à la mairie entre des militants du parti au pouvoir, qui a conduit à l’interpellation de 6 personnes qui sont coupables présumées d’incendies volontaires, de coups de feu avec des armes.
Pour finir, le ministre de la justice a abordé le cas de l’affaire Tamsir, pour laquelle une plainte a été adressée à la justice pour viol : «Ce sont des éléments factuels qui ont été rapportés. L’affaire est dans les mains de la justice et un juge d’instruction a été désigné, ainsi qu’un mandat d’arrêt international émis par la justice ; et Interpol suit de près ce dossier. Nous appelons donc le jeune Tamsir Touré, à se mettre à la disposition de la justice, car où qu’il soit, il sera traqué et traduit de force devant la justice… », a prévenu le ministre.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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