
Dans l’une de nos exclusivités antérieures, nous faisions cas de l’imbroglio mettant aux prise l’Association des greffiers de Guinée (AGG) et le ministère de la justice, pour la signature du statut particulier des greffiers de justice, faute de quoi, ils iraient en grève à l’expiration des préavis et avis de grève lancés précédemment. Cette menace est effective ce lundi 9 mai, en dépit d’une tentative désespérée de médiation du ministère.
Interrogé téléphoniquement par nos confrères de la radio privée ‘’Djigui Fm’’, Me Mohamed Soumah, vice-président de l’Association des greffiers de Guinée, a indiqué que le mot d’ordre de cette grève illimitée sur toute l’étendue du territoire national a été lancé. ‘’Sa suspension sera conditionnée par la signature de notre statut et l’application. Bien que ça été évoqué en Conseil des ministres, le jeudi mais comme il n’y a pas eu de satisfaction, nous partons en grève’’, a-t-il précisé.
‘’ Nous avons convoqué ce lundi une assemblée générale à midi, à la cour d’appel de Conakry’’, a déclaré Me Mohamed Soumah, vice-président de l’Association des greffiers de Guinée.
Il a ensuite noté que mais pour éviter tout malentendu, ils ont convoqué une assemblée générale pour comprendre le passage du conseil des ministres du conseil des ministres sur leur cas. ‘’ Pas d’audience demain. Toute audience tenue sans greffier peut être frappée de nullité. Le métier de greffier, c’est la porte d’entrée et de sortie de la Justice’’, a-t-il conclu.
En fait, lors du dernier Conseil des ministres, le ministre de la justice et garde des sceaux, il a été recommandé à Me Cheick Sako, de consulter ses homologues de la fonction publique, du budget et des finances pour un examen approfondi ; alors que dans le contenu de leur avis, la suspension de la grève est conditionnée par la signature et l’application du statut des greffiers.
La tension était palpable ce matin à la cour d’appel de Conakry entre les greffiers et les émissaires du ministère de la justice venu désamorcer la crise. Le dialogue va vite laisser la place à la cacophonie et à l’incompréhension. Chacun est resté campé sur sa position.
Les tribunaux du pays risquent donc d’être paralysés ces derniers temps en attendant une sortie de crise éventuelle.
Léon KOLIE / Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
© 2016 GuineeConakry.Info




















