
Mohamed Morsi fut un boulimique du pouvoir, ce compagnon de route des frères musulmans, voulait le pouvoir et tout le pouvoir pour lui seul. Alors, à tour de bras il s’offre tout à fait logiquement ‘’les pleins pouvoirs’’ devant un peuple médusé et courroucé, mais dans l’ivresse du pouvoir, il châtie les protestataires, la rue ne cesse d’enfler jusqu’à ce 30 juin, ou des millions et des millions d’Egyptiens crient leur désespoir et exigent son départ !
Presque un mois plus tard, le 4 juillet 2013, l’armée qui guettait dans l’ombre, frustrée par ses dérives autoritaires et mégalomaniaques, profite des mouvements populaires pour le déposer et le mettre en prison, pratiquement ‘’sans coup férir’’, mais quoiqu’on dise ou écrive, c’était un coup d’état !
En condamnant Morsi a ‘’seulement’’ 20 ans de prison, la justice égyptienne ouvre confortablement les portes du présent et du futur a l’actuel président le malicieux Al- Sissi qui, en gardant après tout ce frère musulmane vie, en fait un otage politique de luxe qu’il pourrait monnayer selon les circonstances, pour sympathiser avec les sunnites ou compatir d’une certaine manière avec le reste des frères musulmans dont le poids sociopolitique n’est point négligeable dans la géopolitique du monde arabe.
Morsi, un rais démocratiquement élu qui sera déposé depuis 2013 dans des conditions alambiquées, sans autre forme de procès, devant une communauté internationale sinon complice mais extraordinairement tolérante, est une autre leçon d’histoire.
Dans ces conditions, difficile de croire que l’actuelle préoccupation des Etats-Unis d’Amérique concernant cette condamnation, puisse éclairer le monde sur les tenants et les aboutissants du cas Morsi, ce ‘’président-prisonnier’’.
Maria de BABIA pour GCI
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