
A l’entame le président de l’AMDH a lu une déclaration, à l’occasion de la célébration de la journée mondiale de la presse, dans laquelle il a rappelé l’historique de la célébration de ladite journée : «La date du 3 mai que nous célébrons aujourd’hui marque le 25 anniversaire de la déclaration de Windhoek qui est un énoncé de principes établis par les journalistes africains en 1991, appelant à une presse libre, indépendante et pluraliste sur notre continent et à travers le monde. »
Cette déclaration affirme que la liberté de la presse est indispensable a l’existence de la démocratie et constitue une aspiration fondamentale de l’homme. Pour nous femmes et hommes des médias, la déclaration de Windhoek marque une étape importante de la lutte pour la liberté de la presse dans toutes les régions du monde.
Le porte-parole des média a salué la mémoire des disparus et dénoncé avec force la situation déplorable que vivent des confrères à travers :« En ces moments de ferveur mais aussi de souvenir, nos pensées et nos prières vont vers les journalistes et les éditeurs à travers le monde qui ont été assassinés ou emprisonnés, violentés, harcelés, traqués, voire réduits au silence, à la peur pour avoir simplement voulu dire la vérité, exercer leur droit d’informer ou accomplir leur devoir de service public.»
Il a ensuite énuméré quelques faits marquants des atteintes à la liberté de la presse en Guinée notamment «Trois de nos confères sont actuellement en procès pour une présumée affaire d’escroquerie dont les contours ne sont pas encore élucidés par la justice. Chérif Diallo d’Espace TV est porté disparu depuis plus de neuf 9 mois, sans qu’on ne sache comment, par qui et ou il se trouve ? Mohamed Koula Diallo a perdu la vie le 5 février 2016, plume en main, en plein exercice de son métier de journaliste, aux abords du siège de l’Ufdg»
Avant de poursuivre et de regretter :« l’Amdh a relevé en 2015 des violations graves des droits humains liées à la liberté de la presse commises notamment à l’encontre de certains journalistes qui ont été arrêtés, emprisonnés, violentés, malmenés, intimidés, voire humiliés dans l’accomplissement de leur devoir d’informer des millions de Guinéens par des autorités politiques ou des agents des forces de défense et de sécurité et la liste est loin d’être exhaustive ! » souligne le président de l’Amdh, tout en relevant l’indifférence totale de la
justice.
Pour finir l’AMDH a tenu à interpeller le gouvernement à « appliquer les instruments juridiques nationaux et internationaux relatifs à la liberté de la presse et à la protection des journalistes, ensuite aux force de défense et de sécurité à prendre toutes les dispositions pour assurer et garantir la protection des journalistes dans l’exercice de leur métier; enfin au ministère de la justice de rechercher, poursuivre et condamner de manière exemplaire tous les prédateurs de la liberté de la presse en Guinée.», a conclu Chaïkou Baldé, au nom de tous les hommes de médias de Guinée.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
© 2016 GuineeConakry.Info |




















