
La nouveauté de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse au compte de cette année a été l’implication directe des autorités politiques et administratives du pays. En effet, au coté des journalistes de la presse nationale, des organes privés comme publics, des acteurs politiques et membres du gouvernement se sont résolument engagés pour conférer à la fête toute la dimension festive qu’elle mérite tant.
Tous ensembles, pour rester collés aux réalités et actualités de la place, ont placé la lutte contre la fièvre hémorragique Ebola au centre des débats. C’est ainsi qu’en plus d’une première rencontre tenue dans la matinée, dans un réceptacle de la place, au cours de laquelle les hommes de media et les décideurs politiques ont débattu entre autres de la question relative à l’amélioration de l’environnement socioprofessionnel des journalistes, « la couverture médicale en période d’épidémie », une manière d’éplucher la problématique de la fièvre redoutable qui frappe le pays, a fait l’objet d’un débat houleux à la maison de la presse à Conakry.
L’occasion a été saisie au bond pour magnifier le travail d’information abattu par les journalistes depuis le déclanchement de cette épidémie et pour appeler les uns et les autres à faire une démarcation nette le professionnel et le patriote pendant cette période extrêmement délicate.
Bref, comme pour compléter les propos du conférencier, le ministre porte-parole du gouverne ment, Albert Damantang Camara, le secrétaire général du gouvernement, Mohamed Condé a appelé les journalistes guinéens à se montrer plus communicants qu’informateurs face à l’épidémie de la fièvre Ebola qui sévit en Guinée. Une critique à peine voilée de l’attitude des journalistes durant les momements de l’épidémie.
Kerfalla Kourouma pour GuineeConakry.info




















