
Evoquant le rapport 2014 sur la situation des filles dans le monde, le représentant résident de Plan International en Guinée, Francis Ns Sala Diakanda, dont l’institution est à la base de l’institutionnalisation de la journée internationale de la fille, présente le document comme un outil qui tente de comprendre pourquoi et ce qu’il est possible de faire pour faire évoluer la situation de discrimination dont les filles/femmes sont victimes.
En effet, selon lui, avec 65 millions de filles de par le monde qui ne vont pas à l’école, la Société se rendrait non seulement coupable d’une injustice, mais aussi elle se livrerait à un énorme gaspillage de potentiel dont les conséquences peuvent être graves. Mais à l’en croire, la situation serait si complexe que, dit-il, « dans de nombreux pays du monde, tout rappelle aux filles et aux femmes qu’elles ont moins de valeur que les garçons et les hommes. Elles sont vulnérables au harcèlement et à la violence et contraintes, de par leur sexe, à adopter des types de comportement et de réussite définis conventionnellement comme étant ‘’appropriés’’ ».
Pour autant, il n’y a pas de raisons de désespérer et de relâcher la bataille. Parce que malgré la situation précaire des filles/femmes dans de nombreux pays, des progrès significatifs sont enregistrés dans bien de cas, y compris en Afrique. C’est ainsi que le rapport Afrique sur la question, outre l’examen des facteurs qui continuent encore à reléguer les femmes et les filles au second plan, fait un inventaire d’approches et de stratégiques qui ont abouti à des résultats fort encourageants dans quelques-uns de 17 pays pris en compte. Il en est ainsi d’une approche dont se sert l’ONG Tostan au Sénégal, et qui a un impact considérable sur la pratique des mutilations génitales féminines dans ce pays plutôt ancré dans les traditions.
Présidant la cérémonie qui s’est tenue au Palais du peuple de Conakry, la ministre de l’action sociale, de la promotion féminine et de l’enfance, Sanaba Kaba, a dit toute la disponibilité de son gouvernement à aider à donner aux jeunes filles guinéennes toute leur autonomie. Ce qui, à ses yeux, passe par la lutte contre les fléaux que sont notamment la non ou la déscolarisation de la jeune fille, les mutilations génitales féminines, le mariage précoce ou encore l’exploitation des enfants. En tout cas, pour que les femmes ne continuent à pas à occuper moins de 10 % des postes de décision, elle pense qu’il faudrait que la relève que constituent les jeunes, soit mieux préparée.
Enfin, Mlle Oumou Diop, du parlement des enfants de Guinée a souhaité qu’au-delà de la célébration de la journée internationale des filles, les Etats membres des Nations unies, traduisent en actes, les engagements en faveur de la lutte contre les violences faites aux filles et pour leur autonomisation. Elle a formulé surtout le vœu que la maltraitance cesse pour les filles qui subissent le diktat de leurs belles-mères/marâtres ou qui sont mariées à un âge précoce.
Tous les intervenants ont mis à l’occasion à profit pour véhiculer des messages de sensibilisation anti-Ebola, afin que cette épidémie soit boutée de tous les pays.
Boubacar Sanso BARRY pour GuineeConakry.info




















