JOURNEE ANTI-SIDA: L'Afrique de l’Ouest au coeur de la pandémie

La prévalence du VIH chez les adultes au niveau du pays continue à être bien moindre en Afrique de l’Ouest que dans les autres régions de l’Afrique subsaharienne. Au niveau du pays, la prévalence chez l’adulte ne dépasse 4% qu’en Côte d’Ivoire, et dans plusieurs autres pays, notamment des pays du Sahel, elle ne dépasse pas 2%. Comme dans la majeure partie de l’Afrique de l’Est, les tendances de l’infection à VIH sont en général stables même si on a noté...

un déclin de la prévalence parmi les femmes enceintes de plusieurs villes, dont Ouagadougou au Burkina Faso, Abidjan en Côte d’Ivoire et Lomé au Togo (OMS, 2005).

 

Seules l’Inde et l’Afrique du Sud comptent plus d’habitants vivant avec le VIH que le Nigéria, où l’on estime ce chiffre à 2,9 millions [1,7 million–4,2 millions] en 2005 (ONUSIDA, 2006). Environ 300 000 adultes ont été infectés par le VIH en 2005. L’application aux anciennes données de surveillance sentinelle des hypothèses améliorées que l’on utilise pour les estimations actuelles de la prévalence du VIH chez les femmes enceintes montre que la tendance générale de cette préva­lence chez les femmes enceintes au Nigéria est probablement stable.

 

Au niveau du pays, environ 4,4% [4,2% à 4,6%] des femmes qui se rendent aux consultations prénatales ont présenté une infection à VIH en 2005, mais cette prévalence dépassait 5% dans une petite douzaine d’Etats. L’épidémie varie de façon marquée, la prévalence au niveau des Etats allant de 10% pour Benue (zone du Centre-Nord) et 8% pour Akwa Ibom (Sud-Est) à moins de 2% pour Ekiti, Oyo (tous deux dans la zone du Sud-Ouest) et Jigawa (Nord-Ouest). Dans certains Etats, la prévalence du VIH parmi les femmes enceintes est plus élevée en milieu rural qu’en milieu urbain, mais l’inverse peut se rencontrer aussi.

 

Des travaux de recherche plus précis permettront peut-être de mieux comprendre des schémas aussi variables (Ministère fédéral de la Santé du Nigéria, 2006).

Au niveau du pays la prévalence chez l’adulte se maintient à un peu moins de 1% [0,4%-1,5%] au Sénégal (ONUSIDA, 2006), avec néanmoins des niveaux deux fois plus élevés (respectivement 2,2% et 2%) dans les régions méridionales de Ziguinchor et de Kolda (Centre de recherche pour le Développement humain et données de l’enquête démographique et sanitaire et MEASURE DHS+, 2005).

 

Le commerce du sexe semble toujours être le principal moteur de l’épidémie au Sénégal: la prévalence du VIH peut atteindre 30% parmi les professionnel(le)s du sexe à Ziguinchor, par exemple, et le risque persiste de voir le VIH se propager depuis ces professionnel(le)s et leur clientèle vers la population générale (Gomes do Espirito Santo et Etheredge, 2005).

 

Des études en cours sont en train d’identifier un facteur jusqu’ici mal connu de l’épidémie au Sénégal: les rapports sexuels entre hommes en tant que facteur de risque pour l’infection à VIH. Une étude menée dans cinq zones urbaines (Dakar, Kaolack, Mbour, Saint-Louis et Thiès) a mis en évidence une prévalence de 22% pour le VIH chez les hommes qui ont des rapports sexuels avec des hommes – la plupart (94%) ont déclaré par ailleurs avoir des rapports sexuels avec des femmes aussi (Wade et al., 2005). Cette population pourrait cons­tituer un pont potentiel pour la transmission du VIH aux femmes, qui normalement n’encourent qu’un faible risque d’infection.

 

Environ la moitié seulement des hommes qui ont pris part à l’étude ont mentionné avoir eu recours au préservatif pendant leurs rapports avec une femme ou avec un homme au cours du mois précédent (Wade et al., 2005).

 

L’épidémie de VIH pourrait bien continuer à croître au Mali après être restée stable pendant plusieurs années. L’étude des données provenant des sites de surveillance sentinelle avec des données cohérentes pour 2002–2005 montre une augmentation de la prévalence médiane du VIH parmi les femmes enceintes, de 3,3% in 2002 à 4,1% en 2003 et 2005. Il en va de même pour les femmes enceintes âgées de 15 à 19 ans, où les taux d’infection à VIH ont augmenté de 2,5% en 2002 à 3,4% en 2005, et pour les femmes enceintes de plus de 35 ans (1,5% en 2002 à 4,5% en 2005).

 

Les taux d’infection seraient normalement plus élevés chez les femmes plus âgées, sexuellement actives depuis plus longtemps et donc plus susceptibles d’avoir été infectées.

 

Extraits Rapport ONUSIDA, Decembre 2006

 

 

 

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