
La Cour constitutionnelle sud africaine a montré sa souveraineté en disant le droit en toute indépendance. Les onze juges à l’unanimité, selon le juge Mogoeng Mogoeng. Un verdict est sans appel : Monsieur le président «failli à ses devoirs de défendre et de faire respecter la Constitution ». Il devra donc rembourser « les travaux non liés à la sécurité », précisément le centre pour visiteurs, l'enclos pour bétail, le poulailler et la piscine !
Cette vérité sortie d’enquêtes minutieuses confirme le scandale Nkandla, cette sordide histoire de rénovation de la résidentielle privée de Zuma dont les coûts exorbitants ont provoqué l’ire des populations choquées par des dépenses dispendieuses. Des achats à prix d’or. Quelque 20 millions d’euros du contribuable seront investis depuis 2010 dans cette espèce d’exutoire de la corruption, qu’est cette luxueuse propriété flanquée au pied d’une colline.
La classe politique courroucée se déchaine contre le président et lui crie sans ambages : « Rends l’argent du peuple ! », le président s’entête et nie, il ne prête pas une oreille attentive à Thuli Madonsela, la médiatrice qui avait pourtant dit que Zuma avait « indûment bénéficié» de largesses de l’Etat et qu’il devrait rembourser…! Le président s’arc-boute, mais la justice n’abandonne pas, elle tient la bonne piste et fonce. Les opposants sont aussi en première ligne, ils dénoncent, pourfendent et exigent la démission du numéro un de l’ANC. Le bouillant, Julius Malema de l'EFF est en verve, il quitte l’Assemblée nationale quand Zuma se présente !
Les choses ont ainsi continué à s’aggraver jusqu’au verdict de ce jeudi qui ouvre indubitablement les portes d’une probable d'une procédure de destitution, même s’il est vrai que l’ANC qui est majoritaire à l’Assemblée avec ses 249 députés sur les 400 parlementaires, ne laissera pas Zuma tomber, reste que le président sud africain est vraiment dans de sales draps et traverses de sales temps !
Maria de BABIA pour GCI
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