
En prenant la parole le PDG de l’AMC, Bob Adams, a tenu à remercier tous ceux qui de près ou de loin, ont contribué au processus de négociation qui a débouché sur la signature de cette convention. « Je remercier les membres du comité technique de révision des conventions minières pour le travail abattu qui abouti à cette signature. A présent, cette convention désormais signée, nous permet d’envisager l’avenir avec plus de clairvoyance. C’est un projet d’environ un milliard de dollars qui va créer des centaines d’emplois dans en Guinée et pour la jeunesse en particulier. Les revenus de l’Etat seront d’environ 2 milliards de dollars. Je m’engage devant les ministres ici présents que le premier bateau quittera le port de Kamsar au bout des 4 prochaines années. Après la signature de cet accord nous irons
tout droit vers les investisseurs. Ayant terminé ce processus, nous sommes dans une position confortable pour la recherche des moyens appropriés. Nous le gouvernement guinéen de nous avoir accordé sa confiance » a indiqué Bob Adams.
A son tour de s’adresser à l’assistance, le ministre de l’économie et des finances, Mohamed Diaré, affirme « c’est un grand jour pour le peuple de Guinée. Il vous souviendra qu’il ya un mois que nous avons procédé à la signature du cadre d’investissement avec Rio Tinto pour un montant évalué à 20 milliards de dollars, un rpojet minier de classe mondial. La preuve vient d’être faite une fois de plus que la Guinée bouge. Ces signatures successives s’inscrivent dans la droite ligne de la politique du chef del’Etat qui prône la transparence à tout bout de champ. Je suis d’accord avec Bob Adam s quand il a insisté sur la transparence qui a sous-tendu le processus qui a débouché sur la signature de cette convention. Ce projet va permettre une amélioration de la situation financière de l’Etat. Mais aussi pour sa part l’AMC va en profiter largement. Nous allons soutenir ce projet pour son développement et pour finir je prends bonne note de votre volonté de ramener ce projet à 4 ans au lieu de cinq ans».
Avant l’étape ultime de la signature, le ministre des mines et de la géologie, Kerfalla Yansané, a déclaré : « j’insiste sur les propos du ministre qui atteste que la Guinée avance avec cette cascade signatures de conventions minières. J’ajoute qu’avant qu’on en arrive là, il faillait tenir compte des anciens et nouveau codes miniers pour sauvegarder les intérêts de tous et de chacun. Nous avons voulu faire en sorte que la Guinée tire profit réellement de ses ressources naturelles mais que les investisseurs ne soient pas découragés non plus. C’est dire que, ce que nous sommes en train de faire est l’aboutissement de toutes ces démarches.
Dans un esprit de partenariat gagnant-gagnant tout s’est heureusement bien passé. Nous sommes, pour notre part, satisfait du travail accompli. Il va falloir travailler désormais pour le respect des clauses du contrat dont les négociations ont pris six mois. Nous allons accompagne l’AMC. Il faut que le projet soit protégé au niveau local. En tournant le dos des
comportements qu’on a connus ailleurs. Nous confions ce projet aux natifs de Gaoual. Qu’ils sachent que ce ne sont pas eux seulement qui seront recrutés en son sein mais tous les Guinéens. A travers ce projet, des emplois seront créés, la richesse sera créée et le pays s’en sortira mieux. Bonne chance à l’AMC que nous accompagnerons dans le respect de ses engagements. En fin, à présent, nous allons mettre en place une commission interministérielle pour que les demandes des sociétés minières qui veulent investir en Guinée soient étudiées avec célérité».
Il faut dire que le permis de recherche de l’AMC, une société focalisée sur un projet unique et sur une seule matière première, a été octroyé en 2006 et renouvelé en 2009, avant que la concession minière couvrant 728 Km2 dans la région de Gaoual ne lui soit accordée en 2010. La convention de base a été amandée en 2014, et c’est seulement après deux ans de discussions, que le comité de révision des conventions minières a recommandé l’approbation et la ratification de la convention consolidée.
En pleine phase d’exploitation, la production est évaluée à 10 millions de tonnes par an et le premier bateau minéralier est annoncé au port de Kamsar en 2018. Ce qui va donner lieu à la construction d’une voie ferrée de 120 Km, d’un port fluvial près de Boké et des barges menant au port flottant à Kamsar. Les revenus directs de l’Etat se situent à la hauteur de 2200 milliards de dollars US et les taxes indirectes additionnelles à 250 milliards. Au lieu 0.5 %, l’AMC va verser 1% du taux brut du projet par an aux communautés locales. La participation de l’Etat sera de 10% sans contrepartie. En phase d’exploitation, en tout 700 emplois seront créés contre 1000 durant la phase de construction entre 2015 et 2017.
L’AMC est en négociations avancée avec une société chinoise qui s’apprêterait à mettre la main à la poche pour diligenter l’exécution de ce projet dans la négociation duquel la SFI a pris une part active.
Kerfalla KOUROUMA pour GuineeConakry.info




















