
JustinMorelJunior.net: Comment êtes-vous arrivé à ce métier d'antiquaire?
Mamadou Keïta : D'abord, un antiquaire de mon genre, est une personne qualifiée, qui achète, collectionne et revend des pièces sculpturales anciennes…alors, j’ai eu la chance de pousser mes études jusqu’à un certain niveau, mais suite au décès de ma mère en 1984, j’ai perdu tout espoir...d’où l’esprit d’aventure m’est venu à l’idée…je me suis rendu au Libéria et c’est là-bas que j’ai commencé à m’initier à ce métier…et lorsque la guerre à commencer, j’ai décidé de rentrer au pays…l’art africain étant un marché international, partout où tu te trouves, tu peux le pratiquer. Puisque, j’avais acquis plus ou moins une certaine formation et expérience à la chose, arrivée en Guinée, j’ai continué sur la même lancée…ma première exposition, c’était en face de l’hôtel de l’Indépendant, dans la commune de kaloum, et au fil du temps, j’ai commencé à me déplacer en profondeur du pays, en quête de pièces anciennes…et je puis vous dire que c’est un métier que j’exerce fondamentalement par passion…
JMJN: En Guinée, quelle est votre zone de prédilection en ravitaillement de
pièces anciennes sculpturales?
MK: Disons qu’en Guinée, toutes les quatre régions naturelles sont riches en
pièces. Mais les plus connues de nos jours à ce titre, ce sont la Basse Côte, la
haute Guinée et la Guinée Forestière. C’est dans ces trois régions qu’on
retrouve actuellement des masques et statues anciens… Par endroit, on en trouve à Siguiri (masque de Konden-koun, qui est un masque Bambaran qu’on porte souvent pendant la fête de la marre), à Faranah (Koma-koun, qui est un masque utilisé comme fétiche), à Boké (des masques comme le Nimba, le Sossornè, le Banda, le banssogui, qui rend justice, etc.). Mais en Moyenne Guinée, c’est généralement des instruments de musique anciens qu’on n’y trouve, à savoir, le condèn, le bolon, la flûte, etc.
JMJN: Dans toute profession et tout métier, on rencontre souvent des
difficultés, qu’en est-il du vôtre?
MK: Je vous remercie pour cette question. Il est vrai que nous rencontrons des
difficultés dans l’exercice de notre métier. Elles sont à deux niveaux: la
première c’est au niveau de nos différents sites de ravitaillement en pièces
anciennes et la seconde, c’est au niveau des autorités, particulièrement, la
Chambre du commerce. Qui se caractérise par le manque de considération et de la mauvaise organisation du secteur.
Pour le premier cas, il y a une question de financement. Tu peux par exemple au cours de tes recherches, trouver un article qui te convient auprès des
pratiquants de l’art moderne, mais qu’ensuite le financement pose problème...
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Vous pouvez contacter l'artiste Keita au:
(00 224) 62 21 59 29 ou (00 224) 67 69 95 34




















