
Un brassage culturel, qui lui a permis de pouvoir faire un solide album pour une débutante. Un mélange de musique urbaine, genre R&B, posé sur une harmonisation d'instruments de musique, qui crée une sensation mélodieuse et plaisante. Rencontre.
GuineeConakry.Info: Mlle Mariam, vous allez bientôt sortir le premier album de votre vie. Racontez-nous un peu votre aventure...
Mariam Kourouma: J'aime beaucoup la musique. C'est à très bas âge que j'ai commencé. J'étais influencée par plusieurs chanteuses, et aussi par la danse. Donc, je me suis lancée dans la sphère de la musique et j'ai commencé à écrire petit à petit des textes au collège avec des amis. Mais j'étais la seule qui pensais à chanter. Je me suis dit que je peux percer à l'image des Beyoncé, Ciara, et d'autres. Et comme j'étais animée de cette ambition, je continuais à espérer. je voyageais souvent avec mes parents, et arrivée à Conakry, j'ai continué à écrire, à bosser. Sur ce, j'ai rencontré pas mal de personnes, nous avons travaillé ensemble. Enfin, je suis tombée sur Olivier, qui par la suite m'a présenté à Zizi. Nous avons bossé ensemble, ils m'ont apporté des corrections et pleins d'autres choses. Et si aujourd'hui je parviens à bien chanter, c'est en grande partie, grâce à mon professeur de musique. Ben..., voilà de façon très brève, comment je suis arrivée à la musique.
GCI: Quelles sont vos ambitions dans le domaine du Hip-hop guinéens, où les talents ne manquent pas?
MK: C'est une chose très importante. Il y a plusieurs musiciens qui ont du talent, ils cartonnent beaucoup, et je suis sûre qu'ils peuvent faire mieux. Et de mon côté aussi, je me suis dit que je peux aller au-delà de ça. C'est pourquoi j'ai décidé de mixer du côté R&B. Pas du rap, puisque je trouve qu'il y en a déjà, et j'admire leur façon de rapper. Nous avons tous notre façon à nous de s'exprimer et moi j'ai choisi une autre piste.
GCI: Comment votre album de 10 titres est-t-il structuré? Et quels sont les chansons sur lesquelles vous comptez pour percez?
MK: Disons que mon album peut être structuré en trois niveaux. Une partie amoureuse qui relate en partie mes expériences de la vie, une seconde partie qui traite de l'humanitaire. Puisque j'ai dédié un de mes morceaux à Haïti, et enfin la troisième partie, décrit le quotidien, la vie active de tous les jours. Côté chansons, il y a au moins quatre à cinq morceaux sur lesquelles je compte beaucoup.
Parce que ces morceaux me sont personnels et me vont droit au cœur. Tels que le titre ‘'Work'' qui signifie travail, relate un peu mon parcours depuis le début jusqu'à ma carrière de musique. Aussi, un titre dédié à chère maman, et je pense que chacun s'y retrouvera dedans, du moment où chacun aime sa maman. Je chante en langues nationales, en anglais et en français.
GCI: A quelles sources originales rattachez-vous votre inspiration?
Je tire mon inspiration de partout, dans les night clubs, la rue, seule dans ma chambre. Cela ne me dérange pas du tout, du moment où je me dis que je peux utiliser chaque chose pour composer mes chansons.
GCI: Quelles stratégies promotionnelles comptez-vous bâtir pour faire la différence?
MK: Je me suis organisée à trouver plusieurs choses, plusieurs manières, et déjà je suis pas mal connue dans le milieu. Aussi, il y a mon entourage, Olivier, Zizi, qui assurent la promotion. Nous formons aussi des groupes de danse qui doivent m'accompagner pour le grand jour. Je travaille ma voix, mes pas. Nous allons aussi faire des contacts directs avec les DJs et autres animateurs des grandes radios guinéennes.
GCI: Comment comptez-vous travailler avec les autres artistes féminines?
MK : Disons au début, je me suis dit que ça ne serait pas peut être facile. Parce que nous vivons dans un monde différent. Ma musique n'est pas comme les autres. Il y a des chanteuses de la musique traditionnelle, des rappeuses, etc. donc, je vais m'arranger à me mettre au même niveau qu'elles. Et je sais qu'on peut travailler ensemble et donner par la suite un bon fruit. Il me fallait d'abord chercher à montrer ce que je suis, ce que je sais faire, affirmer un peu mon identité avant toute chose. Les choses ne font que commencer...
GCI: Quelles prochaines étapes pour la sortie de votre album?
MK: Pour le moment comme c'est une auto production, nous sommes sur la réalisation des clips vidéo, ensuite, je chercherai un distributeur puis une agence d'organisation de spectacles, pour pouvoir produire mon album et le distribuer comme il faut.
GCI: Que pensez-vous apporter de plus à la musique guinéenne?
MK : Je pense apporter de la lumière, de la couleur à la musique guinéenne. Comme je l'ai dit, ils sont pas mal dans la musique traditionnelle, dans le domaine du hip-hop aussi. A ceux-là, je pense de mon côté, mettre mes dix doigts pour apporter un autre goût à la sauce. Parce que, je suis le fruit d'un brassage culturel, d'un métissage entre l'Europe et l'Afrique.
GCI: Votre message du cœur?
MK : La première des choses, je dirai merci à ma grand-mère et à mon grand-père, et à toute ma famille pour leur soutien matériel et moral surtout. Merci à mes amis, Zizi qui m'a beaucoup soutenu au studio, Olivier qui a supporté mes caprices (je suis capricieuse hein!, lol ), à cet ami espagnol aussi qui veut rester anonyme, mais qui m'a aidé pour qualifier ma musique et ma promotion qui démarre auprès de tous ses amis...
Merci aux musiciens guinéens, ils m'ont aussi influencé. Je ne peux pas aller ailleurs sans pour autant regarder ce qui se trouve sous mes pieds. Je les encourage beaucoup, qu'ils lèvent la main et la tête, ils feront mieux, ils s'en sont capables. Je suis de cœur avec eux et j'espère qu'ils vont me soutenir aussi à la sortie de mon album. Je suis de cœur avec tous les Guinéens et Guinéennes. Merci à tous.
GCI : Merci Mlle Kourouma Mariam
MK: A vous aussi tous mes remerciements.
Propos recueillis par Lamine Camara pour GuineeConakry.info
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