
Réunis ce lundi en conclave à la grande mosquée Fayçal, ils ont exigé sans condition l’ouverture des portes de toutes les facultés franco-arabes, y compris le département de langue arabe devant accueillir les bacheliers de l’enseignement franco-arabe. Ils ne se sont pas limités à ce niveau, ils exigent également la création d’une Direction Nationale de l’Enseignement franco-arabe, qui orientera et veillera sur cette option du primaire à l’université.
Pour en arriver à cette décision des autorités, il est important de préciser que cette année, aucun étudiant n’a été orienté dans les facultés de langue arabe dans les universités publiques et privées du pays. La décision de supprimer la langue arabe, l'enseignement du Saint Coran et des hadiths (tradition prophétique) dans l'enseignement supérieur, est donc une suite évidente de ces mesures.
Les imams, enseignants et étudiants des options franco-arabe dénoncent ces mesures et estiment que c'est une volonté des autorités de vouloir entraver, voire mettre fin à la pratique de l'islam en Guinée. Car, argumentent-ils, si leurs enfants n'étudient pas, ils ne pourront pas pratiquer convenablement leur religion.
"Nous allons lutter contre cette décision avec énergie, car c’est contre l’Islam", s'exclame un imam rencontré au centre islamique de Donka, où des centaines de religieux, d'enseignants et d'étudiants, venus de partout pour s'entretenir et envisager la méthode à suivre pour amener les autorités à revenir sur cette décision, qu'ils qualifient de dangereuse. Ils entendent adresser une lettre au président de la république.
Salématou Diallo pour GCI
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