
C'est autour d'une énième rencontre de négociation, tenue au ministère des transports, entre syndicats des motos-taxis, les maires de Conakry, les responsables de la police routière au plus haut niveau, que cette décision a été prise. En concertation avec l'ensemble des acteurs.
D'entrée de jeu, le ministre Oyé Guilavogui a déclaré que le nombre d'accidents causés par cette activité est alarmant. Selon lui, les taxis-motos causeraient trois plus d'accidents que les taxis ordinaires. Ces chiffres viennent des statistiques établies par la police routière. Il a estimé par ailleurs qu'il n'y a aucune réglementation dans le secteur des taxis-motos, et que c'est dans cette optique que cette rencontre vient à point nommé pour mettre en place des mesures règlementaires.
Autour de la table tout le monde est unanime sur le fait que l'activité doit être désormais contrôlée et réglementée. Du côté des syndicats, les responsables ont estimé qu'il était impératif pour eux d'avoir un temps de sensibilisation des conducteurs, mais aussi des populations bénéficiaires, sur les mesures envisagées, par des campagnes de sensibilisation. En cela, ils se sont engagés auprès des autorités et demandé leur soutien pour cette action.
Dans un projet d'arrêté rédigé à cet effet, désormais il s’agit de réglementer l'exercice de la profession de conducteurs de taxis-motos, plusieurs mesures devraient entrer en vigueur pour contrôler cette activité. Parmi elles, il y a entre autres le certificat professionnel, document qui sera délivré par le département des transports, qui atteste que la personne exerçant est bien reconnue par la loi, le port du casque pour le client, le port de gilet, le contrôle technique des engins, etc.
Il y a aussi la mise en place d'un système d'immatriculation par commune, avec l'introduction de plaque sécurisée permettant d'identifier le propriétaire de l'engin. La délivrance d'un certificat d'aptitude professionnelle qui inclut l'état de santé de la personne qui conduit la moto.
Parmi plusieurs articles annoncés dans ce projet d'arrêté, trois sont à effet d'application immédiate : l'interdiction de la pratique de cette activité dans la commune de Kaloum, l'interdiction de transporter les femmes enceintes, ou des nourrices et enfin le port obligatoire du casque.
L'entrée en vigueur immédiate de ces points énumérés ci-après a été approuvée par l'ensemble des parties. Cependant pour les autres points qui ont été annoncés et ceux qui ont été amendés, le débat a été ouvert sur la date butoir de leur entrée en application. Un délai de trois mois a été proposé par les syndicats des motos-taxis et approuvé par l'ensemble des acteurs autour de la table.
La signature du projet d'arrêté devrait intervenir en principe dans les prochains jours, en présence des deux départements concernés par cette réglementation, la sécurité et les transports.
Mamadou Aliou DIALLO pour GCI
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