
En la matière le cas guinéen n’est pas isolé, selon M Kéita, citant les données publiées récemment par l’Organisation mondiale de la santé qui place les accidents de la circulation parmi les principales causes de mortalité des jeunes de 15 à 29 ans.
En Guinée, la récurrence des accidents de la circulation s’explique essentiellement, selon Mohamed lamine Camara de l’OBSERMU, par l’absence de législation sur les principaux facteurs de risque d’accidents et de mortalité que sont : l’excès de vitesse, la consommation abusive de l’alcool, le refus du port des casques par les conducteurs de moto et de ceinture de sécurité par les automobilistes…
La route de Boffa-Boké, l’une des meilleures du pays par la qualité de l’infrastructure, serait la plus meurtrière en Guinée, selon cette ONG, qui se fixe comme principal objectif la réduction considérable de la mortalité sur nos routes et la promotion de la mobilité dans la plus grande sécurité de l’ensemble des usagers et les piétons.
Représentant le directeur central de la police routière à cette rencontre le commissaire spécial adjoint de la police de Kaloum, capitaine Aboubacar III Sylla, a témoigné que parmi les principales causes de l’insécurité routière en Guinée, figurent en bonne place : la vétusté des véhicules, l’âge trop avancé d’importation des engins, le manque de visite technique, l’alcoolisme au volant, l’insuffisance de formation des agents de la police… « Les autorités de la police sont en train de mettre un plan de travail en place pour faire face de manière efficace à tous ces problèmes » a-t-il ajouté.
Pour s’y prendre l’OBERMU s’engage à mener une étude exhaustive sur l’insécurité sur nos routes, en collaboration avec les autorités à tous les niveaux, pour la mise en place d’une stratégie de combat efficace devant déboucher sur une réduction drastique de ce fléau.
Kerfalla KOUROUMA pour GCI
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