
Pour la circonstance, le premier ministre, Mohamed Saïd Fofana, plusieurs membres du gouvernement et le maire de Dakar, Khalifa Aboubacar Sall. Le ministre en charge des Transports, Aliou Diallo, met l'occasion à profit pour vanter les mérites de la première BlueZone guinéenne : " Ce centre, où l'eau et le courant ne manqueront jamais, où la connexion internet à haut débit sera permanente et où des disciplines sportives pourraient être pratiquées en toute sécurité, constitue la synthèse de la vision du président Alpha Condé de la Guinée de demain".
Décidément séduit par l'esprit et les installations techniques, Aliou Diallo ne tarit d'éloges. Selon lui, évoquant l'ensemble des sept BlueZones qui seront à construire le long du chemin de fer Kaloum-Kagbélen (Blueline), il s'agit de ''cités vivantes, de vastes espaces ludiques, indépendants des réseaux publics d'eau et d'électricité, où tous les services essentiels ou services de base sont offerts au public, les télécommunications, l'internet, la santé, la bibliothèque, le football, le disc-jockey, le basketball, le handball, le volleyball, bref des parcours sportifs et bien d'autres loisirs. Il y a ici tout ce qu'on peut souhaiter rencontrer et s'offrir dans une ville moderne''.
Evoquant les quatre hectares abritant l'espace que l'Etat a offerts, le ministre de la jeunesse et de l'emploi des jeunes, Moustapha Naïté, lui, retient surtout le succès réussi entre les secteurs public et privé. Admettant que la première BlueZone guinéenne est un espace d'épanouissement dédié à la jeunesse, Naïté invite cette dernière à en prendre soin et de s'en servir avec responsabilité.
Pour sa part, comme c'est son habitude, le chef de l'Etat s'est tout d'abord servi de l'occasion comme une tribune de campagne politique : ''Ici à Kaloum, je suis chez moi. C'est pourquoi j'ai demandé de ne rien commencer, de ne rien entreprendre qui ne commence par Kaloum. Je voudrais que le nom de Kaloum retentisse dans le monde entier comme celle d'une grande métropole et que Kaloum soit une référence dans le village mondial. L'alliance entre Kaloum et son noble serviteur que je suis date de longtemps. Avant d'aller en France, j'ai d'abord été un enfant de Kaloum. Je suis heureux que cette première mondiale avec la ''blue zone'' ait commencé par Kaloum''.
Puis, plus en phase avec ses fonctions de chef d'Etat, il a déclaré, sur un ton presque poétique : ''Tout ce qui est autour de nous, c'est du beau et du sérieux. Pourtant quelques mois avant, cet endroit n'était qu'une friche, que ruine et désolation. Mais, de cet endroit, nous avons sorti notre rêve de la Guinée en miniature. Car notre rêve, est de faire de la Guinée un des points centraux de la nouvelle technologie et permettre à la jeunesse guinéenne non seulement d'avoir accès à l'Internet, mais d'avoir accès à toutes les nouvelles technologies''.
Pivi Bilivogui pour GuineeConakry.info




















