
Dorénavant le site de Sonfonia qui a servi de cadre à la formation à la dernière promotion de la police guinéenne, est occupé de pleins droits par l’université Général Lansana Conté, selon la décision du gouvernement de céder les réalisations au département de l’enseignement supérieur qui avait déposé une requête à cet effet.
La seule solution pour l’accueil des nouvelles recrues de la police reste alors la reconquête des domaines de l’Etat. Pour ce faire, il était question de mettre à contribution le service du patrimoine bâti public en particulier. Les recherches ont été menées et les conclusions ont abouti au fait que le site du complexe Emmaüs, appartenait effectivement à l’Etat de même que certains bâtiments construits par le HCR à la fin des années 80. C’était l’un des établissements où étudiaient les réfugiés en provenance de la Sierra Leone et du Liberia.
A l’époque tout s’est bien passé jusqu’au moment du départ des réfugiés. Ainsi en 1997, l’Etat a jugé utile de mettre les installations en location. Un appel d’offres a été lancé au bout duquel une congrégation chrétienne va sortir gagnante, et le marché va lui être attribué dans les règles de l’art.
Depuis cette date, les ‘’repreneuses’’ ont investi beaucoup de sous pour améliorer les lieux en tous points de vue. Aujourd'hui, l’école a la confiance d’au moins 200 jeunes collégiens.
La délégation de la police qui a visité cet établissement en début de semaine, après la signification officielle de la décision étatique, n’entend plus reculer. C’est une question de principe, dit-on ! Etant donné qu’il est pratiquement inimaginable de prendre en charge pour un début une fraction de nouvelles recrues et laisser les autres à leur sort pour une durée indéterminée. Il va être question pour la Direction d’Emmaüs de saisir la justice pour se faire dédommager par l’Etat, avec lequel il avait signé un contrat de bail de 15 ans qui ne devait prendre fin qu’en 2018.
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















