
Une fois au centre-ville, il prend rapidement la direction du kiosque de Thierno, le vendeur de journaux où de nombreux hommes de médias ne pouvant se procurer tous les numéros de la semaine, viennent feuilleter la presse, tous les matins. L’endroit que les journalistes conviennent d’appeler club de la presse (ironie car, il n’y a même pas de chaise pour s’asseoir). Ils lisent en diagonale les journaux, soit arrêtés, soit assis sur un strapontin. Aujourd’hui, il y avait, comme tous les lundis, beaucoup de journaux, dont certains très irréguliers, sur le marché. Kallah prend l’initiative de feuilleter, tout d’abord, ‘’Le défi’’, un bimensuel de la place. A la une se trouve un titre « Après le départ de Kouyaté, des journalistes perdent le nord ». A l’intérieur de l’article signé de Bah Thierno, nom directeur de la publication de l’organe, se trouve raconté que ‘’c’est Kouyaté qui nourrissait certains journalistes de la place. Et qu’avec son départ, il doute fort que ces journalistes ne meurent avec lui’’. Il est allé jusqu’ entrer dans la vie privé du directeur du site Guinee24, en racontant des insanités que nous nous réservons de reprendre par respect pour nos lecteurs. Kalla prendra la direction du CNC pour porter plainte, afin que l’organe de régulation des médias puissent intervenir, pour une issue sans incident de cette affaire, qui prenait de l’ampleur. Etant donné que ce n’est pas la première fois que des articles du genre soient publiés dans ‘’Le Défi’’ contre le directeur de guinee24.com.
Alors qu’il s’apprêtait à franchir le seuil de la porte du CNC, voilà Bah Thierno qui est là pour le dépôt légal du journal ! Kalla lui demande ce qui n’allait pas… Et qu’a-t-il fait pour mériter d’être traité de la sorte dans un journal et par un confrère. Comme toute réponse, Bah Thierno va lui administrer dans la figure un coup de gourdin. Il va ensuite s’en fuir.
Almamy Kalla, quant à lui sera transporté d’urgence au CHU d’Ignace Deen. Après des soins intensifs qui lui ont été administrés, il prendra le chemin de la direction de la police judiciaire, pour y déposer une plainte régulière. Thierno a éteint son téléphone avant de disparaitre de la circulation. Il est activement recherché par la police pour explication. Alors que Kalla est rentré à domicile.
Le moins qu’on puisse dire et écrire est qu’une telle attitude n’est point professionnelle et n’honore guère la presse guinéenne.
Maick Fernandez pour GuineeConakry.info




















