
Une réponse affirmative à cette question suppose une condition essentielle : la formation. Or, comme l’attestent les résultats des examens scolaires des deux dernières années, dans le domaine de la formation, le pays vient de loin. Le chantier est immense.
Au-delà de la qualité générale, la formation de la jeunesse guinéenne souffre de l’inéquation entre les filières offertes et les besoins du marché de l’emploi. Si ces aspects ne sont pas résolus, même quand ce sera en phase d’exploitation, les sociétés n’auront d’autre choix que d’importer du personnel d’autres pays. Après tout, elles ne seront pas en Guinée à des fins philanthropiques, mais certainement pour faire des profits. Sauf qu’elles auront de la peine à réaliser ces profits, l'éducation ne suit pas le scandale géologique.
Comme le prouvent les incidents d’hier à Zogota, les populations riveraines ne comprendront pas que des richesses qu’on sort de leurs terres ne permettent à leurs enfants de trouver de l’emploi. Conséquence, elles vont créer une situation d’instabilité dont aucune partie ne sortira gagnante.
Le MEND dans le Delta du Niger est à propos une éloquente illustration. Et c’est maintenant qu’il faut créer les conditions pour éviter une si sombre perspective. L’Etat guinéen et les potentiels investisseurs miniers sont à ce titre interpellés.
Salématou Diallo pour GuineeConakry.info




















