" il y a un problème de compréhension de la loi, certains enfoncent des portes déjà ouvertes" déclare Dr. Sékou Konaté, secrétaire général du PUP

Aussitôt revenu au gouvernement, le ministre de l'administration du territoire, Moussa Solano a cru devoir relancé le dialogue politique national. Certains opposants dits "radicaux", n'ont pas cru jugé utile pour le moment de prendre part aux débats. D'autres l'ayant fait, comme Jean-Marie Doré, ont claqué la porte. Pour mieux comprendre quelle est la nature de ce dialogue selon la mouvance présidentielle, nous avons rencontré le secrétaire général du Parti de l’Unité et du Progrès au pouvoir, Dr Sékou Konaté. Interview.

GuineeConakry.info: Le dialogue politique national a été relancé récemment par le gouvernement. Qu'en dit le PUP?

 

Sékou Konaté: Le Pup pense que le dilaogue politique national est une vertu de la démocratie. C'est le fondement même du parti au pouvoir. Il s'agit de la vertu qui unit les différentes composantes de la nation guinéenne. La base du PUP est le respect de la légalité républicaine. Le dialogue dis-je, est un espace de concertation qui permet aux points de vue différentes de s'accorder sur des problèmes particuliers. Sur des point de convergences, il n'y aucun problème, mais il faut réduire au maximum les points de divergences. C'est bien cela notre compréhension du dialogue.

 

GCI: Q’est ce qui a motivé selon vous la relance du présent dialogue?

 

SK: Nous vous disons que le dialogue est permanent. Cela, tant que des problèmes existeront au sein de la nation guinéenne. Ce ne sont pas les pays vieux de plus de trois cents ans de démocratie qui diront le contraire. Chez nous, il y a un problème de compréhension de la loi. Certains enfoncent des portes déjà ouvertes. On fait des revendications sur des points déjà prévus par la loi. Les gens vont au delà de la loi. Même s'il est vrai que des imperfections existent à ce niveau. Aussi bien en matière électorale que des lois sur la criminalité ou autre.

En parlant par exemple de la libéralisation des ondes, le PUP a toujours dit que la loi existe à ce niveau. Mais, il fallait juste rédiger un cahier de charge à cet effet. Tout comme dans les pays étrangers, il existe des principes qui régulent le secteur de la communication. Il fallait adapter l'environnement guinéen à ces règles.

 

GCI: Avec quelle idée le PUP va au dialogue?

 

SK: Le PUP va au dialogue avec la loi. Dans la loi fondamentale et des lois organiques des missions sont assignées à chaque institution. On sait qui fait quoi...

 

GCI: Vous avez certainement des rapports avec les autres partis du pays?

 

SK:: Nous avons toujours dialogué avec tout le monde. Seulement, c'est étonnant que certains leaders politiques disent souvent des choses outre que ce qu'ils disent quand on se rencontre dans les lieux de cocktail, de grandes soirées ou autres. C'est dommage. Autour de la table, ils disent toujours autre chose.

Il y a des leçons de bon voisinage qui ne sont pas respectées. Nous avons avec l'opposition des points de convergences incontestables.

Mais, que l'on dise d'ouvrir un période de transition alors qu'il y a un président élu? Quelque chose ne va pas. Ou que l'on dise de mettre en place un parlement transitoire à la place du parlement élu.

Comprenez que l'on ne se comprendra pas. En matière électorale, on a parlé au début du conseil national électoral (CNE), puis du haut conseil aux affaires électorales (HCE) et récemment du conseil électoral autonome. Que l'on s'entende sur une chose, il y a un département en Guinée chargé d'organiser les élections.

 

GCI: A en croire à ce que vous dites, on a l'impression que vous pensez qu'il existe des problèmes dans l'application de la loi en Guinée et seulement cela?

 

Mais oui, cela saute aux yeux. C'est l'action pratique qui montre qu'il y a des lacunes. Représentez-vous une chose dans la tête. Quand quelqu'un quitte l'administration ou décède, il doit être immédiatement représenté. Mais pour cela le PUP a perdu deux fois au cours des deux dernières législatures. La première fois c'est l'honorable Youssouf Soumah de Forécariah qui est décédé sans être remplacé. Cette fois encore, c'est l'honorable Djènè Saran qui a èté nommé ministre. Elle n'est pas remplacée. Alors que la loi prévoit d'organiser des élections pour cela. C'est avec tout cela que le PUP vient au dialogue.

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