
Pour le chef de l’Etat malien la visite du PM à Kidal ne constituait en rien une provocation ; bien au contraire, la souveraineté du Mali n’étant point négociable et Kidal, une partie intégrante du pays, « personne ne pourra prendre le Mali en otage.»
Au cours de cette adresse d’une vingtaine de minutes, le président IBK s’est montré ferme quant à la question de l’intégrité du Mali. Il a promis d'engager des actions de développement pour chasser la précarité; et pour cela, la paix est incontournable. Il a notamment dit « Je ne laisserai pas ces groupes faire la loi à Kidal …ou ailleurs dans le pays » Selon IBK, il s’agit là de « véritables crimes contre l’humanité ».
Face à cette montée d’adrénaline, la communauté internationale se mobilise pour que les menaces proférées de part et d’autre ne se transforment en conflits incandescents, car l’athmosphère délétère que traverse le pays est de nature quasi incendiaire. Le MLNA, le MUJAO et tous les autres groupes armés semblent être au propre comme au figuré dans le viseur de des forces armées maliennes, les Fama.
Depuis que le Pm Moussa Mara a dit considérer l’attaque du MNLA et autres groupes djihadistes comme«une déclaration de guerre », les autorités maliennes sont convaincues, ainsi que l’a confirmé le président IBK que « l’accord de Ouagadougou est devenu signature du bain de sang »
Même si à Bamako, on dit privilégier la paix, il faut vraiment craindre que ce ne soit « le calme avant la tempête ». Les forces de la Minusma et de Serval devraient redoubler de vigilance et faire le bon choix stratégique pour éviter le pire…
Maria de BABIA pour GuineeConakry.info




















