HUMANISME: Le Japon offre 283 millions de francs guinéens pour réhabiliter la lèproserie de Guinée

C'est l'ambassadeur du Japon en personne qui a remis au ministre de la santé, l'enveloppe de 283 millions de francs guinéens representant la contribution de son pays à la restauration-rénovation du Centre de lèproserie de Dubréka, appelé aussi à devenir un espace hospitalier de référence pour la sous région, en matière de trypanozomiase en particulier. Cette maladie communément appelée maladie du sommeil est hélas, bien fréquente en Guinée, surtout dans les zones humides, le long des rivières et des fleuves...

La Guinée étant le berceau des grands fleuves d'Afrique de l'Ouest, pas étonnant donc qu'elle figure dans la liste des pays concernés par cette terrible maladie. Pour en savoir plus, GuineeConakry.Info a compilé pour vous l'etat des lieux et des connaissances selon l'Organisation Mondiale de la Santé.

 

 

 

La trypanosomiase humaine africaine (THA), plus communément connue sous le vocable de la maladie du sommeil est une maladie parasitaire à transmission vectorielle. Le parasite responsable, le trypanosome est un parasite protozoaire transmis à l'Homme par la piqûre d'une glossine (du genre glossina), la mouche tsé-tsé. L'insecte vit en Afrique et sa distribution est liée à son habitat: la végétation au bord des cours d'eaux et des lacs, des forêts - galeries et des vastes étendues de savane arbustive.

 

Une autre forme humaine de la trypanosomiase (trypanosomiase humaine américaine) existe. Cette dernière sévit dans les Amériques et elle est connue sous le nom de maladie de Chagas.

 

La trypanosomiase humaine africaine sévit exclusivement en Afrique subsaharienne. Elle n'existe que dans les régions de répartition de la mouche tsé-tsé et pour des raisons encore inconnues, de nombreuses régions où les glossines sont présentes sont indemnes de trypanosomiase. Les populations rurales qui vivent dans cet environnement et dont elles dépendent pour l'agriculture, la pêche, l'élevage ou la chasse sont les plus exposées aux piqûres de la mouche tsé-tsé.

 

La trypanosomiase humaine africaine frappe les zones rurales et reculées là où les systèmes de santé sont les plus déficients ou inexistants. Des facteurs socio-économiques tels que l'instabilité politique, les déplacements de populations, la guerre et la pauvreté favorisent son expansion.

 

La trypanosomiase évolue au sein de foyers dans la taille peut varier de celle d'un village à celle d'une région entière. A l'intérieur d'un même foyer, l'intensité de la maladie peut varier considérablement d'un village à un autre.

 

La trypanosomiase humaine africaine se présente sous deux formes causées par deux sous-espèces de parasites:

Une forme chronique provoquée par Trypanosoma brucei gambiense (T.b. gambiense), on la retrouve dans les pays d'Afrique centrale et de l'Ouest. Sa durée d’évolution est variable pouvant aller de quelques mois à quelques années. Une personne peut être infectée pendant une longue période sans que n'apparaissent chez elle de symptômes évidents de la maladie. Quand ces derniers surviennent, la maladie est déjà à un stade avancé.

Une forme aiguë provoquée par Trypanosoma brucei rhodesiense (T.b. rhodesiense), on la retrouve dans les pays d'Afrique australe et orientale. Elle provoque une infection aiguë qui se déclare au bout de quelques semaines. Plus virulente que la première, son évolution est plus rapide et par conséquent, sa détection sur le plan clinique peut se faire plus précocement.

 

La répartition géographique de la maladie

 

La maladie du sommeil menace plus de 60 millions de personnes dans 36 pays d'Afrique subsaharienne. Seuls 3 à 4 millions de personnes à risque sont sous surveillance, c'est-à-dire examinées régulièrement ou ayant accès à un centre de santé capable d'effectuer le dépistage.

 

La détection de la maladie requiert des ressources humaines et matérielles conséquentes telles que des centres de santé bien équipés et un personnel qualifié. Or, beaucoup de malades atteints de trypanosomiase décèdent sans jamais avoir été diagnostiqués.

En 1999, près de 45 000 cas ont été notifiés mais l'Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le nombre des personnes atteintes est dix fois plus important. Les 45 000 cas ne reflètent pas la réalité mais l'absence ou l'insuffisance du dépistage dans de nombreux foyers. Le nombre réel de cas existants devrait être compris entre 300 000 et 500 000 personnes. Les cas déclarés ces dernières années, proviennent de pays où la couverture de la surveillance n'excède pas les 5%.

Dans de nombreuses provinces de l'Angola, de la République démocratique du Congo, et du Sud Soudan, la prévalence de la maladie se situe entre 20% et 50% dans certains villages et provinces. La maladie du sommeil est devenue la première ou la deuxième cause de mortalité devant l'épidémie du VIH/SIDA dans deux provinces de la RDC.

 

On distingue quatre niveaux d'endémie permettant de classer les pays selon le niveau de prévalence. Dans chaque pays, la distribution spatiale de la maladie est très hétérogène et se répartit en foyers et micro-foyers.

Les pays où la maladie prend un profil épidémique en raison d'une très forte prévalence cumulée et d'une forte transmission: Angola, RDC et Soudan ;

Les pays de forte endémie, où la prévalence est moyenne mais en augmentation: Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée, Ouganda, République unie de Tanzanie, Tchad ;

Les pays de faible endémie: Bénin, Burkina- Faso, Guinée Equatoriale, Kenya, Mali, Mozambique, Togo et Zambie ;

Les pays dont le statut actuel est mal connu: Botswana, Burundi, Ethiopie, Ghana, Liberia, Nigeria, Rwanda, Sénégal et Sierra- Leone.

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